PSA souhaite fournir jusqu'à 70 % des achats pièces de son réseau Euro Repar Car Service

La fusion des deux enseignes de réparation multimarques de PSA Peugeot Citroën, Eurorepar et Motaquip, est désormais achevée. La nouvelle enseigne Euro Repar Car Service, née de cette fusion, compte ainsi en France 1 100 adhérents, dont 25 % sont des nouveaux entrants. « D'ici la fin de l'année, nous devrions en compter une centaine supplémentaires et nous pensons porter le nombre d'adhérents à 1 800 d'ici à fin 2016 », précise Nuno Zigue, directeur de la business unit Eurorepar de PSA.

Ce réseau et la gamme de pièces multimarques Eurorepar, tous deux à vocation mondiale, constituent l'un des trois piliers de la nouvelle stratégie après-vente de PSA. Avec la mise en place de plateformes de distribution de pièces et le site Mister auto.com, Eurorepar et son réseau sont essentiels à la réussite du repositionnement de PSA en « distributeur de pièces ». Le réseau Euro Repar Car Service représente en effet un débouché clé pour le constructeur en plus de ses réseaux agréés. Or, aujourd'hui, seuls 35 % des achats de pièces des réparateurs de l'enseigne sont réalisés auprès des distributeurs de PSA. « Notre objectif d'ici à deux ans est de fournir 60 % à 70 % des achats pièces du réseau Euro Repar Car Service », indique Charles Sirot, chargé du développement mondial de l'enseigne.

Les adhérents d'Euro Repar Car Service doivent déjà s'engager sur un niveau minimum d'achats de pièces de l'ordre de 10 000 euros par productif en mécanique et de 5 000 euros par productif en carrosserie (ou apprenti), mais cela représente à peine 25 % des achats.
Les 35 points supplémentaires (par rapport à la moyenne actuelle de 35 %) devront être trouvés d'abord par l'amélioration de l'offre Eurorepar, qui est la plus en adéquation avec le type de véhicules entrant dans les ateliers du réseau (multimarque et avec une moyenne d'âge de 8,5 ans). « Le taux de couverture de la gamme Eurorepar sur le marché français est de 80 % avec 9 000 références. Nous devons faire mieux et notre développement mondial va nous le permettre puisque cela va nous obliger à être de plus en plus multimarques pour nous adapter aux différents marchés », précise M. Zigue.

Ensuite, PSA compte sur la mise en place de ses plateformes de distribution (en 2017) pour améliorer le taux de service et le taux de fidélité des réparateurs. « Les derniers 30 % des achats seront des achats de pièces de carrosserie des marques n'appartenant pas au groupe et de pièces mécaniques que nous n'avons pas décidé de couvrir avec Eurorepar », indique M. Sirot. Mais si PSA décidait de vendre des pièces d'équipementiers, comme il y réfléchit actuellement, il pourrait encore élargir son offre à destination de son réseau multimarque et lui offrir une réelle solution de « one stop shop ».

De cette décision dépendra peut-être la vitesse de développement du réseau Euro Repar Car Service en France et à l'international. En France, le constructeur va lancer plusieurs campagnes de communication nationales pour augmenter la notoriété de l'enseigne et accélérer la digitalisation du réseau. Outre le devis et la prise de rendez-vous en ligne déjà disponibles, Charles Sirot a promis plusieurs « nouveautés innovantes » en 2016. L'augmentation des entrées atelier qui doivent en découler devrait accélérer la demande de pièces. A l'international, le réseau existe déjà en Espagne (600 adhérents), en Italie (250) et vient d'être lancé en Allemagne (100). Dès 2016, le groupe veut développer l'enseigne en Belgique, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Sont également en cours d'analyse les marchés brésilien, russe et chinois pour atteindre d'ici à cinq ans 8 000 sites Euro Repar Car Service à travers le monde. (AUTOACTU.COM 14/10/15)

Alexandra Frutos