PSA s’engage à produire un million de voitures en France en 2017

PSA Peugeot Citroën a dévoilé en fin de semaine dernière le plan de charge pour ses usines européennes ? hormis pour le site tchèque de Kolín, partagé avec Toyota. Le constructeur table sur une production en France de un million de véhicules en 2017, soit le même niveau que celui annoncé pour 2016, dans le cadre du nouveau contrat social signé avec les syndicats. PSA, qui s'était engagé à ne pas fermer d'usine d'ici à 2016, étend sa promesse d'un an et investira comme prévu 1,5 milliard d'euros en France.

Du côté des usines, le site historique de Sochaux apparaît comme le grand gagnant, avec une hausse de ses volumes de 20 %, à 385 000 voitures, soit davantage même qu'en 2007, porté par les renouvellements des 3008 et de l’Opel Zafira, qui sera assemblé sur place.

Si la production nationale de PSA reste quasi stable (elle sera de 950 000 unités en 2014), celle des autres pays européens progresse : + 46 % pour Madrid (avec un volume de 88 000 véhicules espéré pour le C4 Cactus), + 26 % pour la petite usine portugaise de Mangualde et surtout + 12 % pour le site espagnol de Vigo, qui conforte son statut de première usine européenne du groupe, portée par la production du C4 Picasso et des utilitaires.

Alors que le président Carlos Tavares a fixé comme priorité le redressement de la compétitivité en Europe, PSA mise sur les usines à faible coût, qu'il s'agisse de celles d'Europe du Sud ou de l'Est. C'est celle de Trnava, en Slovaquie, qui affichera la plus forte progression (+ 35 %), avec une production fixée à 340 000 unités en 2017 sur une seule ligne, avec trois équipes. Le site devrait se voir attribuer l'essentiel du segment B des marques Peugeot et Citroën, les futures remplaçantes des 208 et C3, dont les versions actuelles sont produites en France, à Poissy.

Ce transfert fragilise forcément l'usine de Poissy, spécialisée dans le segment B, qui devrait voir sa production reculer de 45 % d’ici à 2017, à 140 000 unités, soit deux fois moins qu'avant la crise en 2007. Le site, qui perdra une ligne de production début 2015, se concentrera désormais sur les petites voitures « premium ». Outre d'éventuelles versions de haut de gamme, ce sera principalement la marque DS qui chargera Poissy avec le renouvellement de la DS3 à compter de 2018. Ces volumes se rapprochent de ceux de Rennes ? 110 000 unités -, qui reste le site le plus menacé du groupe. (ECHOS, PARISIEN 20/10/14)

Alexandra Frutos