PSA s’engage à produire un million de véhicules en France en 2016

Le 25 septembre, lors de la douzième réunion entre la direction et les syndicats sur le nouveau contrat social, PSA Peugeot Citroën a pris une série d’engagements en contrepartie de l’effort de modération salariale demandé aux salariés. « En cas de signature de l'accord [de compétitivité], PSA Peugeot Citroën s'engage à maintenir son activité en France à l'horizon » 2016, a indiqué la direction. Concrètement, la production devrait s’établir « autour d'un million » d'unités dans les cinq usines qui resteront après la fermeture d'Aulnay prévue pour début 2014 et qui devraient être chargées à 100 % de leurs capacités.

« Ce niveau d'activité permet de disposer d'une visibilité suffisante pour s'engager également à maintenir l'activité de toutes les usines terminales et organes mécaniques de PSA Peugeot Citroën en France » à cette date [2016], a souligné le groupe, ajoutant « qu'aucune fermeture » ne serait réalisée.

De source syndicale, l’usine Sochaux (Doubs) pourrait dans le cadre de cet accord produire 280 000 à 380 000 véhicules par an, Mulhouse (Haut-Rhin) 190 000 à 230 000, Poissy (Yvelines) 240 000 à 270 000, Rennes (Ille-et-Vilaine) 100 000 à 150 000 et Sevelnord 70 000 à 100 000.

PSA a par ailleurs promis de lancer « au moins un nouveau modèle dans chacune des usines terminales [d'assemblage] en France » entre 2014 et 2016, ce qui assure la pérennité des sites pour une période plus longue.

Cette proposition s'accompagnera de « 1,5 milliard d'euros d'investissements industriels » dans les usines françaises entre 2014 et 2016, « soit un niveau supérieur à l'investissement industriel réalisé ces trois dernières années », a précisé PSA, qui continuera en revanche à réduire ses dépenses globales de R&D et d'exploitation.

Pour autant, PSA a assuré vouloir réaliser « plus de 75% de son volume d'activité de R&D en France à l'horizon 2016 » malgré son renforcement à l'international et « maintenir l'activité de tous ses sites de R&D » dans le pays. « Ce sont des engagements très importants sur l'activité et la pérennité des sites, la sécurisation de l'emploi et des compétences », a assuré le directeur des ressources humaines de PSA Philippe Dorge.

Le constructeur, qui emploie plus de 70 000 personnes en France, leur demande un effort de modération salariale avec notamment un maintien du gel des salaires en 2014, une diminution ou une suppression de certaines primes, mais aussi l'annualisation du temps de travail et les RTT. Quand PSA ira mieux, « on va associer [les salariés] aux résultats du redressement de l'entreprise », a promis M. Dorge. (AFP, REUTERS, AUTOMOTIVE NEWS EUROPE, COMMUNIQUE DE PRESSE PSA 25/9/13, ECHOS, FIGARO, LIBERATION, PARISIEN 26/9/13)

Alexandra Frutos