PSA poursuit ses recherches sur la combustion des métaux comme source d’énergie

En novembre 2013, PSA Peugeot Citroën présentait les premiers résultats des travaux de recherche entamés avec les laboratoires et les universités dans le cadre de son réseau StelLab. Parmi ces travaux figuraient notamment ceux portant sur la combustion des métaux comme nouvelle source d’énergie. Ces recherches menées par PSA et le laboratoire Prisme d’Orléans portaient sur l’énergie résultant de la combustion de l’aluminium, du fer et du magnésium. Le métal oxydé (lorsque les particules métalliques sont mises en contact avec l'air), déjà utilisé comme combustible dans les fusées, offre une densité énergétique très élevée et représente par conséquent une alternative intéressante et à fort potentiel aux énergies fossiles, estiment les chercheurs.

« Parmi les différents travaux initiés avec nos partenaires du réseau StelLab, nous avons identifié une quinzaine de pépites. Ces pépites sont les travaux que nous avons décidé de poursuivre pour voir s’ils peuvent participer à l’industrie automobile de demain (à horizon 2030). Or, la combustion solide est l’une de ces pépites », a déclaré Sylvain Allano, directeur scientifique de PSA. « Après avoir présenté ce projet, plusieurs personnes sont venues nous voir pour travailler avec nous sur ces recherches. Nous sommes donc en train de monter un réseau scientifique », a-t-il ajouté.

PSA travaille notamment avec des partenaires du secteur biomédical pour trouver un moyen d’enfermer les nano particules et avec un réseau européen dédié à la métallurgie pour son travail sur les poudres métalliques. Le laboratoire Prisme monte quant à lui un réseau scientifique pour avancer sur la partie moteur du projet ; le moteur étant là plutôt un réacteur. Des travaux sont également engagés avec des universitaires sur la concentration des rayons du soleil pour réduire les oxydes. « Nous n’en sommes vraiment qu’au tout début (niveau 1 de TRL, niveau de maturité d’innovation), mais nous cherchons à matérialiser l’idée. Sur le plan énergétique nous sommes au point, nous devons maintenant travailler les différentes briques. Si nous y parvenons nous tiendrons là une innovation révolutionnaire, présentant une vraie rupture », estime M. Allano.

Les problématiques de l’approvisionnement et des infrastructures, si le constructeur décidait de remplacer ses moteurs par un brûleur et d’utiliser les métaux comme source d’énergie, seraient à prendre en compte par la suite. Mais avant d’en arriver là, cette technologie pourrait être utilisée pour alimenter les batteries d’un véhicule électrique avec prolongateur d’autonomie, explique AUTOACTU.COM (1/7/14).

Alexandra Frutos