PSA détaille son partenariat avec T&E et Bureau Veritas

Profitant de la COP 21, PSA Peugeot Citroën a ouvert le 1er décembre, devant son siège de l’avenue de la Grande Armée, un centre temporaire d’éco-conduite destiné à montrer aux Parisiens qu’il est possible de réduire de 15 % les niveaux de consommation et d’émissions par un simple changement de comportement au volant. Le constructeur en a profité pour rappeler qu’il est le leader européen en matière d’émissions de CO2 avec une moyenne de gamme à 105 g/km et que, dès la fin du premier trimestre 2016, il sera le premier à publier, via deux organismes indépendants, les niveaux de consommation et d’émissions en condition réelles de ses véhicules. Les grandes lignes de l’opération transparence, annoncée fin novembre par Carlos Tavares, en réponse au scandale Volkswagen, laissent apparaître « un double partenariat » avec l’ONG Transport & Environnement d’un côté, Bureau Veritas de l’autre.

« T&E doit définir un protocole de mesure. Veritas devra ensuite mener un audit pour vérifier le protocole et les certifications des valeurs issues de ces tests », explique Bernard Swoboda, maître expert consommation au sein du groupe PSA. Concrètement, ces tests sur route seront réalisés sur des véhicules choisis au hasard. « Cela pourra être chez un loueur ou ailleurs, au hasard. Une fois les spécifications vérifiées (niveaux d’huile, etc.), les essais seront réalisées par Veritas. L’objectif est d’être complètement transparent puisqu’ensuite, dans la communication, nous annoncerons les consommations d’homologations et en usage clients », précise-t-il.

Ces niveaux en conditions réelles correspondront à « la moyenne de la moyenne » mais, dans un deuxième temps, « en 2017 » d’après M. Swoboda, le groupe « mettra en ?uvre un mode de calcul permettant au conducteur de se positionner par rapport à son mode de conduite, selon qu’il conduit calmement ou de manière nerveuse ».

Pour l’heure, PSA est le seul constructeur à avoir annoncé la publication des niveaux d’émissions et de consommation de ses véhicules en conditions réelles. « On ne demande pas mieux qu’une généralisation », indique M. Swoboda. « T&E sera propriétaire de ce protocole, mais si d’autres veulent en profiter, on ne demande pas mieux », ajoute-t-il.

Concernant les nouveaux modèles, le processus n’est pas totalement arrêté, mais il est probable que les tests seront menés sur les véhicules de présérie avant d’être confirmés quelques mois plus tard sur les voitures de série. Reste maintenant à T&E, fédération d’une cinquantaine d’organisations européennes, pour la plupart des associations environnementales, à définir quelles peuvent être les « conditions réelles d’utilisation moyenne » d’une voiture. (LALSACE.FR 4/12/15)

Alexandra Frutos