PSA-Rennes a reclassé les 1 400 salariés concernés par le plan de sauvegarde de l'emploi

La direction de PSA-Rennes s'est félicitée le 15 janvier d'être parvenue à reclasser les 1 400 salariés concernés par le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) annoncé en juillet 2012. « 100 % des salariés concernés par le Plan de sauvegarde de l'emploi sur le site PSA Peugeot-Citroën de Rennes sont reclassés », a annoncé dans une conférence de presse le directeur des ressources humaines du site de La Janais, Bruno Bertin.

Les reclassements se répartissent ainsi : 130 mobilités internes vers d'autres sites du groupe, 550 « congés seniors » (aménagement de fin de carrière jusqu'au départ en retraite), 100 créations ou reprises d'entreprises, ainsi que « plus de 600 reclassements externes » dans le cadre de la réindustrialisation et des départs vers un nouvel emploi dans une entreprise ou une collectivité locale de la région.

Parmi ces derniers reclassements externes, M. Bertin a notamment cité un pôle carrosserie en interne (85 personnes), des détachements au sein du Technicentre SNCF (80), embauches dans des entreprises souhaitant s'installer sur le site de La Janais (environ 200 personnes pour le moment). « Nous poursuivons ce travail de réindustrialisation » pour atteindre le chiffre de 400 reclassements envisagés de cette façon. « On sera forcément à ce chiffre de 400 à un moment donné », a-t-il déclaré.

« Nous développons de nouveaux outils dans le cadre du nouveau contrat social en discussion qui permettront d'anticiper et d'éviter ainsi un nouveau PSE », a par ailleurs indiqué M. Bertin, reconnaissant la persistance d'un « déséquilibre d'effectifs dans certains métiers » sur le site. Ce sureffectif, de l'ordre de 200 à 300 postes sur un total actuel de quelque 3 900 salariés, devrait pouvoir se gérer dans le cadre d'un « contrat de génération » - en fait, un « aménagement d'activité » s'apparentant à une préretraite - en négociation avec les partenaires sociaux, a-t-il laissé entendre. « Il y a un vivier potentiel [de salariés susceptibles d'être intéressés par une telle proposition] qui nous permettra de gérer », a-t-il dit.

Le nombre de jours de chômage technique a dépassé les 80 en 2013 mais en 2014, le site de Rennes table « sur une perspective d'un peu plus de 40 jours », dont 9 pour le seul mois de janvier, a indiqué le dirigeant, qui s'attend à une évolution positive à ce sujet. En 2014, 84 000 véhicules devraient sortir de l'usine, soit à peu de choses près l'équivalent de 2013. (AFP 15/1/14)

Alexandra Frutos