PSA Peugeot Citroën présente son projet pour l’emploi en 2015

Lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire qui s’est tenu à Paris le 24 novembre, la direction de PSA Peugeot Citroën a détaillé la version 2015 du Dispositif d'adéquation des emplois et des compétences (DAEC), qui planifie chaque année la gestion des ressources humaines. De leur côté, les syndicats ont pu formuler des contre-propositions, à laquelle l'entreprise répondra le 10 décembre lors d'un CCE ordinaire. Le constructeur, qui comptait près de 58 000 salariés (CDD et CDI) fin septembre, cherche à réduire la part de ses métiers dits « sensibles » - où les besoins de l'entreprise diminuent -, estimée à 29 % de l'effectif total d’après l'Observatoire des métiers et des compétences.

Pour y parvenir, il a mis en ?uvre des incitations au départ pour les salariés occupant ces postes, qui devraient être reconduites en 2015. Sont ainsi envisagés 1 500 congés seniors, qui permettent de partir plusieurs années avant l'âge légal de retraite avec 70 % du salaire. Les bénéficiaires de ce dispositif, déjà choisi par plus de 2 000 salariés, restent dans les effectifs mais sont dispensés d'activité deux ou trois ans avant leur retraite effective (jusqu'à cinq ans à Rennes). La direction a repoussé l'extension du modèle breton à tous les sites, mais elle pourrait l'appliquer aux sites franciliens de Poissy et Saint-Ouen. En contrepartie des départs, PSA devrait recruter 2 000 jeunes en alternance en 2015. Il s'agirait de CDD de six mois. Le groupe procèderait également à quelque 550 recrutements en CDI, principalement dans le commerce. Le constructeur viserait en outre 1 700 reclassements internes. La direction évoquait le chiffre de 1 400 dans le projet transmis mi-novembre aux syndicats.

PSA miserait aussi sur 950 « mobilités externes » pour des salariés exerçant des métiers sensibles, a précisé Jean-Pierre Mercier (représentant CGT et élu au CCE). L'objectif, qui ciblerait particulièrement Poissy, Mulhouse et Rennes, paraît difficilement atteignable : en 2014, le dispositif a attiré seulement 50 salariés, sur un objectif initial de 250.

L’ensemble de ces mesures doit permettre à PSA d’atteindre un de ses objectifs principaux : ramener le poids de sa charge salariale dans le chiffre d’affaires de 15,1 % en 2013 à 12,5 % en 2016. (AFP 24/11/14, OPINION 25/11/14)

Alexandra Frutos