Opel appelle à réfléchir à un nouveau modèle de réglementation sur le CO2

Opel appelle à réfléchir dès à présent à un nouveau modèle de réglementation sur le prochain objectif de réduction des émissions de CO2. Le constructeur craint que fixer un objectif plus strict (à 75 g de CO2/km pour les voitures particulières neuves par exemple) risque de trop enchérir les véhicules.

Karl-Thomas Neumann, président d'Opel, estime donc qu'il faudrait profiter des discussions sur le prochain objectif de réduction des émissions de CO2 pour repenser totalement le schéma de la future législation liée au CO2.

Selon le dirigeant, « il vaudrait mieux que les automobilistes paient une partie de cet effort de réduction de CO2 par une dépense lissée dans le temps, comme le permet la taxe carbone intégrée au carburant, plutôt que de leur faire payer un surcoût très élevé à l'achat ».

La nouvelle législation pourrait ainsi devenir « un modèle tout à fait mixte, qui comprend un nouveau durcissement modéré de l'objectif et une taxe carbone par exemple ».

En outre, lors d'un séminaire organisé par Opel, des experts du MIT (Massachussets Institue of Technology) et du Centre européen de recherche économique ont proposé la mise en place d'un système d'échange des quotas d'émissions dans le secteur des transports et de l'automobile, à l'instar de celui appliqué dans le domaine des centrales électriques.

Les entreprises du secteur automobile pourraient alors acheter ou vendre leur « droit à polluer ». Les constructeurs les plus vertueux seront récompensés (grâce aux recettes de ces ventes de quotas), tandis que celles qui dépasseront leurs plafonds d'émissions devront racheter des quotas et seront donc pénalisées. (AUTOACTU.COM 23/3/15)

Cindy Lavrut