Nissan veut accélérer la "localisation" de sa production

Nissan, qui veut accélérer la "localisation" de sa production, a inauguré hier à Resende au Brésil une nouvelle usine d’une capacité de 200 000 véhicules par an et un site de production de moteurs.

Cet investissement de 2,6 milliards de réals (environ 800 millions d’euros) va permettre au constructeur d’augmenter son taux d’intégration locale. "Nous commençons avec près de 60 %. Notre objectif est d’atteindre 80 % en 2016", a indiqué Carlos Ghosn, président de Nissan. "La localisation est un impératif stratégique", a-t-il ajouté. Mais localiser la production des composants n'est pas toujours aisé. "Il y a des secteurs où le Brésil est compétitif et d'autres où ce n'est pas le cas. Nous tentons alors de résoudre le problème en renforçant la concurrence locale", a expliqué Carlos Ghosn.

Nissan doit en effet s'adapter aux exigences d'un marché qui ne fait plus la part belle aux importations. Il a été frappé de plein fouet par les mesures de politique industrielle adoptées au Brésil depuis deux ans, qui ont majoré certaines taxes de 30 %. Nissan produisait déjà certains modèles au Brésil, mais le marché était surtout alimenté par des véhicules importés.

Les ventes de Nissan au Brésil ont reculé de près de 30 % en 2013, à 78 000 unités. Au premier trimestre, un nouveau repli a fait plonger sa part de marché à moins de 2 % (la part de l'Alliance Renault-Nissan s'établissant à 8,5 %). (ECHOS 16/4/14)

Juliette Rodrigues