Nissan espère détrôner Toyota en Europe

Paul Willcox, président de la région Europe de Nissan, ?a déclaré que le constructeur pourrait devenir dès 2016 la première marque asiatique sur le Vieux Continent, supplantant ainsi Toyota.

Sur les huit premiers mois de l’année, Toyota a enregistré une belle progression de ses ventes dans l’Union européenne (353 000 unités écoulées, + 7,9 ?%), mais Nissan continue de réduire l’écart (300 000 unités, + 9,6 ?%) et tous deux se rapprochent désormais des 4 ?% de part de marché.

"?Je comprends ce genre de discours, c’est important de trouver des éléments de motivation pour les équipes. Ce n’est pas notre souci?", déclare toutefois Didier Leroy, président de Toyota Europe. "?Toyota a engagé d’énormes réformes de structure et nous tablons d’abord sur le long terme. Nous pouvons vendre 1 million de voitures en Europe, Russie comprise. Si nous y parvenons en 2015, tant mieux, mais sinon ce sera pour 2018".

"?C’est de la bonne compétition, c’est toujours stimulant", souligne de son côté Guillaume Cartier, directeur des ventes et du marketing de Nissan en Europe. "Nissan est en train de changer de dimension, nous sommes déjà le premier constructeur asiatique en Angleterre, en Espagne et en France".

Le décollage des crossovers en Europe depuis 2009, qui devrait s’intensifier au cours des années à venir, a profité à Nissan qui est déjà solidement positionné avec le Qashqai, le Juke et le X-Trail. Le prototype CH-R de Toyota témoigne d’une volonté de retour du constructeur sur le segment, même s’il se défend d’avoir établi tout calendrier.

Nissan dispose en outre d'un puissant atout face à son rival, une alliance avec un grand d’Europe, Renault, qui lui a notamment permis d’accéder au marché du diesel européen et de se développer sur des plates-formes communes. (ECHOS 3/10/14)

Juliette Rodrigues