Mme Royal estime que le « dieselgate » doit donner un coup d'accélérateur à l'électrique

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a souhaité le 1er octobre que la crise née de la tromperie de Volkswagen sur les moteurs diesel (surnommée « dieselgate ») donne un « coup d'accélérateur » au développement de la mobilité électrique. Lors d'une visite de deux heures au Mondial de l'Automobile de Paris, Mme Royal, dont le portefeuille inclut les Transports, s'est surtout intéressée aux voitures rechargeables et a vanté l'action du gouvernement pour le développement de leurs ventes.

« Ce que je souhaite, c'est que de cette crise sorte un coup d'accélérateur pour la voiture électrique. La voiture électrique, la voiture à hydrogène, ça doit être maintenant une priorité, les constructeurs doivent baisser les prix et élargir leur gamme », a déclaré Mme Royal. « L'autonomie est quelque chose de totalement crucial, parce que ce qui freine l'achat d'une voiture électrique, c'est la peur de tomber en panne », a-t-elle affirmé. « Il y a deux choses à faire : renforcer l'autonomie des batteries et, deuxièmement, déployer davantage de bornes de recharge », a-t-elle préconisé, alors que son ministère a indiqué que la France était en avance sur l'objectif de déployer un million de points de charge, publics ou privés, sur tout le territoire à l'horizon 2020.

« Il y a un crédit d'impôt sur les bornes privées, ça coûte 400 euros » avec ce dispositif, a relevé la ministre, en se félicitant aussi de la prolongation, dans le projet de loi de finances 2017, du « superbonus » de 10 000 euros pour l'achat d'une voiture électrique contre la mise au rebut d'un diesel de plus de dix ans. Elle a par ailleurs précisé que le bonus écologique pour l'achat d'un deux-roues motorisé électrique s'élèverait à 1 000 euros.

Mme Royal a noté que plus de 100 000 véhicules électriques circulaient aujourd'hui en France, même si la proportion reste faible dans un parc de plus de 38 millions d'unités. Depuis le début de l'année 2016, un peu plus d' 1 % des voitures neuves immatriculées dans l'Hexagone fonctionnent à l'électricité. (AFP 1/10/16)

Alexandra Frutos