Michelin veut améliorer la compétitivité de ses sites en France

Michelin examine « toutes les options possibles » pour améliorer la compétitivité de ses sites français, a indiqué le 17 mai son patron Jean-Dominique Senard, qui a exclu toute fermeture d'usine ou suppression de poste.

« L'objectif [...] c'est la compétitivité », a-t-il déclaré en marge de l'assemblée générale du groupe, ajoutant que cet examen portait sur « tout ce qui concerne les questions de flexibilité ».

Michelin a déjà conclu un accord avec deux syndicats, la CFE-CGC et la CFDT, afin de pouvoir faire face à une éventuelle baisse d'activité dans ses usines en France. Il prévoit que les salariés puissent ne pas travailler pendant 15 jours ouvrés, tout en étant payés à 100 %, en cas de baisse d'activité. Dans les périodes de redémarrage, le salarié devra « rendre » ces journées à hauteur de 75 %. C'est-à-dire que pour quatre journées non travaillées et payées, il devra ensuite « rendre » trois jours dans les quatre années qui suivent.

Cet accord doit à présent être validé site par site. Cela a déjà été fait à Golbey (Vosges), Vannes (Morbihan) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). « Ce serait merveilleux qu'on arrive à une signature générale », a déclaré M. Senard. « Cet accord fait partie de l'ensemble des solutions possibles lorsque l'on regarde l'état des différentes usines en France », a-t-il ajouté. Parmi les autres pistes possibles, il a évoqué une plus grande mécanisation.

Le groupe employait 23 800 salariés en France à la fin de 2012. (AFP 17/5/13)

Alexandra Frutos