Louis Gallois estime que PSA Peugeot Citroën a retrouvé la confiance

Un an après sa nomination au poste de président du conseil de surveillance de PSA, Louis Gallois revient sur le chemin parcouru par le constructeur depuis l'entrée de l'Etat français et de Dongfeng au capital.

Il se réjouit notamment des premiers résultats de la restructuration, tout en prévenant que PSA ne sera vraiment sauvé que lorsque le marge de la branche auto dépassera les 2 %. M. Gallois estime que le groupe doit d'abord prouver qu'il peut vivre seul avant de réfléchir à des alliances. "Mon expérience industrielle m'a enseigné qu'il y avait de bons effets de taille et de mauvais. On juge que, dans l'industrie automobile, les coûts fixes sont tels, qu'il faut aller vers les gros volumes. Mais certaines entreprises comme Honda démontrent le contraire. Il y a de toute façon un préalable : vous ne pouvez pas évoquer une alliance sans prouver que vous pouvez vivre seul, sinon, vous vous mettez dans la mains de vos partenaires.

Par ailleurs, M. Gallois souligne que le fait d'avoir contraint les moyens de R&D s'est avéré utile pour vérifier que l'argent était employé de la manière la plus efficace. "Cette bonne discipline a permis à l'entreprise de faire un examen approfondi de la façon dont ses efforts d'innovation étaient menés et du rendement des capitaux investis. La question des moyens accordés à la R&D sera certainement réévaluée dans l'avenir, mais il ne faut pas lâcher l'effort d'efficacité", a expliqué M. Gallois. (ECHOS 30/4/15)

Juliette Rodrigues