Les voitures autonomes et connectées, un moteur de croissance pour l'industrie et l'économie britanniques (2/2)

Le Royaume-Uni a environ deux ans d’avance sur les autres pays européens dans le développement des voitures autonomes. N'ayant jamais ratifié la convention de Vienne, qui stipule que tout véhicule en mouvement doit avoir un conducteur, il a pu prendre un départ précoce dans le développement de cette technologie car il n’a pas eu besoin d'adopter une nouvelle législation pour procéder à des essais. Quatre projets pilote, financés par 19 millions de livres (26 millions d’euros) de fonds publics, ont été lancés cette année à Londres, Bristol, Milton Keynes et Coventry, pour étudier comment la technologie peut être intégrée sur les routes britanniques.En mars, lors de la présentation du budget, le Chancelier de l’Echiquier George Osborne a annoncé une enveloppe supplémentaire de 100 millions de livres (138 millions d’euros) pour financer le développement et les essais des voitures autonomes, une somme qui sera complétée par un investissement du même montant de l’industrie.Une conférence organisée fin mars par la SMMT (association des constructeurs britanniques) sur le thème des voitures autonomes a réuni des constructeurs, des fournisseurs et des représentants du gouvernement. Le président de la SMMT, Mike Hawes, a appelé l’industrie et le gouvernement à veiller à ce que le Royaume-Uni capitalise sur ses avantages pour être en tête dans les nouvelles technologies. « Les voitures connectées et autonomes vont transformer nos routes et notre société pour les générations futures [...]. Le rapport de KPMG indique clairement que l’industrie automobile britannique joue un rôle moteur dans le développement des voitures du futur et qu’elle sera un catalyseur pour des retombées économiques qui verront la création de plus de 300 000 emplois d’ici à 2030 », a déclaré M. Hawes.

Frédérique Payneau