Les « smart cities » innovent dans la gestion des flottes et les voitures connectées

Les villes françaises seront-elle à l’avenir « intelligentes », capables de réagir aux flux de millions de données émanant de leurs rues, de leurs immeubles, de leurs lampadaires, de leurs feux tricolores ? Les premiers tests dans ce sens sont en cours.

Comme de nombreuses villes dans le monde, Nice aspire à devenir une « smart city », une ville intelligence, grâce à la multiplication des interconnexions. En s'appuyant sur un partenariat avec Bosch, l'agglomération va innover dans la gestion des flottes et les voitures connectées. Après Monaco, l’équipementier allemand a en effet signé un accord avec la ville de Nice. A l’occasion du salon Innovative City, qui s’est tenu du 25 au 26 juin, il a signé un protocole de coopération avec la métropole de la Côte d’Azur. Bosch accompagnera l’agglomération dans le déploiement de l’Internet des objets. Au centre-ville, plus de 200 capteurs, qui seront installés en haut des lampadaires, dans la chaussée et sur des containers, vont ainsi collecter des données en temps réel sur la circulation, l’éclairage public, la propreté ou encore la qualité environnementale du quartier. Les données seront envoyées, via un réseau radio wifi, au centre informatique de la ville ou bien directement aux citoyens usagers des applications qui seront mises en place. Ce système permettra, par exemple, de suggérer aux automobilistes des places de parking disponibles aux alentours. Des expérimentations seront également lancées dans la gestion des flottes de véhicules et des voitures connectées. Nice teste, par exemple, l'identification automatique des places de parking et leur paiement par smartphone.

Mais Bosch n’est pas le seul à coopérer avec des villes pour les connecter et les rendre « intelligentes ». Le fabricant de puces électroniques Intel investit également massivement dans ce domaine. Il prévoit par exemple de faire de la ville de San José, en Californie, son centre de l’innovation en matière de ville connectée. Le groupe prévoit de développer un réseau de capteurs qui permettront notamment de mieux gérer le trafic routier urbain et/ou la pollution sonore aux heures de pointe. Derrière les villes connectées, la guerre des capteurs ne fait que commencer.

Alexandra Frutos