Les résultats de Fiat pour l'année 2013 déçoivent les analystes

Le groupe Fiat a publié des résultats financiers décevants pour l'année 2013, avec un bénéfice net de 1,95 milliard d’euros (896 millions en 2012), tiré par des effets exceptionnels. Hors éléments extraordinaires, le bénéfice net s’est élevé à 943 millions d’euros (1,14 milliard en 2012), alors que les analystes tablaient en moyenne sur 1,07 milliard d’euros. Sans Chrysler, Fiat a affiché une perte nette de 911 millions d'euros l'an passé, supérieure de 124 millions à celle de 2012.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 3 % en 2013, à 86,8 milliards d'euros, et le bénéfice d'exploitation reculé de 4 %, à 3,39 milliards (3,6 milliards prévus par les analystes). A fin décembre 2013, l'endettement industriel net du groupe s’élevait par ailleurs à 6,6 milliards d’euros, contre 8,3 milliards d’euros fin septembre. Le constructeur a en outre décidé de ne pas verser de dividende au titre de l'année 2013 pour préserver ses liquidités après le rachat du solde de Chrysler en début de mois.

Confronté depuis six ans au marasme du marché européen, le constructeur italien a fait de l’Amérique latine un de ses marchés prioritaires. Mais ses résultats au Brésil, où il réalise environ un cinquième de ses bénéfices, ont pâti de la fin de mesures d’incitation gouvernementales à l’achat de voitures et d’un effet de change négatif.

"Ces résultats sont décevants et inférieurs aux attentes. Mais Fiat est en pleine restructuration, il lui faut du temps", ont commenté les analystes. ?Pour 2014, Fiat a revu à la baisse ses prévisions et table sur un bénéfice net situé entre 600 et 800 millions d’euros et sur un chiffre d’affaires d’environ 93 milliards d’euros. La dette devrait se situer entre 9,8 et 10,3 milliards d’euros. Fiat confirme également qu’il présentera au mois de mai un nouveau plan stratégique. (REPUBBLICA, ECHOS, AFP 29/1/14)

Juliette Rodrigues