Les recettes du malus automobile sont inférieures aux prévisions

Dans le cadre de son plan automobile, le gouvernement prévoit des recettes issues de la collecte du malus de 403,6 millions d’euros pour 2013. A l’issue du premier trimestre, elle n’a généré que 52,8 millions d’euros (- 46 %).

Sur les trois premiers mois de l’année, le marché automobile a perdu 74 000 immatriculations, essentiellement dans les tranches qui sont soumises au malus, où le recul représente 64 000 unités.

Si la tendance se poursuit, les recettes du malus pourraient être inférieures de moitié à ce qui était attendu.

Du côté des dépenses liées au bonus, les chiffres sont également inférieurs aux prévisions, mais dans une moindre proportion : environ 78 millions d’euros ont été dépensés au premier trimestre, dont 15 millions pour les véhicules électriques et 21 millions pour les modèles hybrides. L’essentiel des dépenses ont concerné les bonus de 200 euros (23,7 millions au premier trimestre, véhicules émettant 91 à 105 g de CO2/km) et de 550 euros (16 millions d’euros, 61 à 90 g/km). Sur ces deux tranches, les immatriculations ont progressé de 50 000 unités (+ 51%).

Sur le trimestre, le déficit se situe déjà à plus de 25 millions d’euros, soit la moitié du déséquilibre prévu sur l’année par le gouvernement. Alors que la loi impose un budget équilibré, le gouvernement avait cependant anticipé un léger déficit et fait voter dans le cadre de la loi de finances une subvention d’équilibre de 50 millions d’euros (ce qui, si les recettes étaient au rendez-vous, aurait permis de porter à 453 millions d’euros les dépenses de 2013). Il paraît désormais probable que cette subvention ne suffira pas, estime AUTOACTU.COM (10/4/13).

Alexandra Frutos