Les principaux points de l’accord entre PSA et Dongfeng

L'accord conclu entre PSA Peugeot Citroën et Dongfeng devrait permettre au constructeur français de se renforcer en Chine et en Asie du Sud-est, mais aussi, à terme, dans d'autres marchés émergents. Les deux groupes détiennent déjà trois usines à Wuhan, dans le centre de la Chine, avec une capacité de production de 750 000 véhicules par an en 2015. Ils envisagent d'en construire une quatrième, peut-être plus à l'ouest du pays.

La Chine est déjà le deuxième marché de PSA grâce à ses coentreprises avec Dongfeng et Changan. L'empire du Milieu devrait passer devant la France dès l'année prochaine et devenir le premier marché du groupe.

Avec une entrée de Dongfeng dans le capital de PSA à hauteur de 14 %, à égalité avec l'Etat français et la famille Peugeot, les deux constructeurs espèrent tripler leurs volumes à l'horizon 2020, « soit 1,5 million de véhicules produits et commercialisés par an », en vertu de l'accord qui doit être signé définitivement fin mars. Ceci passera par « des licences de technologies développées par PSA Peugeot Citroën », la création d'un centre de R&D commun, implanté en Chine et « dédié au développement des produits et technologies pour les marchés à forte croissance, dont la Chine ». Il viendra compléter le travail des équipes de R&D du groupe français en Europe et en Amérique latine.

Les deux constructeurs prévoient de lancer deux à trois modèles par an pour l'ensemble des marques Peugeot, Citroën et la marque propre de DPCA. « Cet accord s'accompagne de dispositions en matière de gestion de la propriété intellectuelle, permettant par ailleurs à PSA Peugeot Citroën de poursuivre sans contrainte le développement de coopérations avec d'autres constructeurs », assure le groupe français dans un communiqué.

Dongfeng et PSA vont aussi s'attaquer à l'Asie du Sud-est par le biais d'une nouvelle coentreprise. Elle exportera des véhicules dans les pays de l'Asean comme l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande ou encore le Vietnam. Cette entité pourra aussi vendre des voitures « potentiellement dans d'autres marchés émergents ».

Ce partenariat présente des synergies d'environ « 400 millions d'euros par an pour PSA Peugeot Citroën à l'horizon 2020 et pourrait être étendu à d'autres domaines de collaboration ». Le constructeur réfléchit notamment à développer avec son partenaire une plateforme qui permettrait de produire à moindre coût des modèles destinés aux marchés émergents.

Dongfeng pourrait aussi aider PSA à financer la mise sur le marché de sa technologie HYbrid Air, qui combine un moteur à essence à un circuit d'air comprimé. (AFP 19/2/14)

Alexandra Frutos