Les pick-ups, un segment toujours important et très rentable pour les constructeurs de Detroit (2/2)

L'année 2013 a particulièrement bien démarré pour les ventes de pick-ups aux Etats-Unis. Celles-ci ont augmenté de 23 % au premier trimestre et elles devraient demeurer robustes dans les mois à venir, soutenues par l’introduction de nouveaux modèles, la reprise sur le marché du logement et celui de la construction, et la baisse des prix de l’essence.

IHS Automotive et LMC Automotive prévoient que les ventes dépasseront 1,7 million d’unités cette année, en hausse de plus de 50 % par rapport au point bas de 1,1 million d’unités qui avait été enregistré en 2009. Le marché pourrait à terme retrouver le niveau historique de 2,5 millions d’unités atteint en 2005, a estimé Fred Diaz, l’ancien responsable de la marque Ram de Chrysler.

LMC Automotive pense pour sa part que les ventes de pick-ups continueront d’augmenter au moins jusqu’au début de 2014.

Citi Investment Research estime de son coté que la part des gros pick-ups dans les ventes de véhicules aux Etats-Unis s’élèvera de 11,3 % en 2012 à 12,8 % en 2015, le marché devant alors totaliser 16 millions d’unités et les ventes de pick-ups 2,4 millions d'unités. Il note que l’âge moyen des pick-ups excède treize ans, deux ans de plus que celui des voitures. Nombre de ces véhicules devront par conséquent être remplacés.

Les constructeurs américains devraient profiter de la hausse attendue de la demande. Chrysler a déjà lancé son nouveau Ram 1500, qui a été élu utilitaire nord-américain de l’année au Salon de Detroit en janvier dernier. General Motors s'apprête à introduire les nouveaux Chevrolet Silverado/GMC Sierra et Ford devrait remplacer le F-150 l’an prochain.

Les trois constructeurs de Detroit pourraient toutefois être confrontés à des problèmes de capacités. Ils ont en effet fermé sept usines de pick-ups au cours de la dernière décennie et la plupart de leurs usines fonctionnent avec trois équipes ou ont recours aux heures supplémentaires. Ils pourraient à l’avenir être contraints d’embaucher ou d’ajouter des capacités dans des usines qui produisent des modèles moins populaires.

Frédérique Payneau