Les pays émergents, mais aussi l’Europe et la France contribueront à la forte hausse de la production mondiale de véhicules légers d’ici à 2020

Les pays émergents, mais aussi l’Europe et la France contribueront à la forte hausse de la production mondiale de véhicules légers d’ici à 2020, indique une étude réalisée par PwC Autofacts. L’institut d’analyse et de prévision de PwC s’attend en effet à ce que la production mondiale de VL passe de 82,6 millions d’unités en 2013 à 109,2 millions en 2020, ce qui représenterait un taux de croissance annuel de 4,1 %. Il estime toutefois que certaines zones géographiques contribueront beaucoup plus que d’autres à cette forte croissance. Les seuls marchés émergents doivent en effet y contribuer à 86,5 %, dont 60,3 % pour les seuls pays de la zone Asie-Pacifique (en zone Asie-Pacifique, la production devrait passer de 27,4 millions d’unités en 2013 à 43,4 millions d’unités en 2020).

Les pays d’Amérique du Nord doivent quant à eux y contribuer à 12,2 % (16,2 millions de véhicules produits en 2013 et 19,4 millions en 2020) et ceux de l’Union européenne à 12 % (16 millions en 2013 et 19,2 millions en 2020). Sur la seule période 2013-2015, l’Asie-Pacifique devrait accroître sa production de 5,9 millions d’unités (+ 4,6 millions de véhicules pour la seule Chine), loin devant l’Union européenne (+ 1,3 million). « Celle de la seule France devrait progresser de 6,8 %, à 1,9 million d’unités », souligne François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC.

PwC Autofacts prévoit que le groupe Volkswagen sera de nouveau numéro un mondial en 2020, avec une production de 12,9 millions de véhicules (9,5 millions en 2013). Suivraient les groupes General Motors (12,1 millions de véhicules en 2020, contre 9,8 millions en 2013) et Toyota (11 millions en 2020, contre 10 millions en 2013). « Le grand perdant de ce classement sera Toyota, devant faire face, d’une part, à la faiblesse de son marché intérieur et, d’autre part, aux relations diplomatiques toujours très tendues entre le Japon et la Chine », explique Josselin Chabert, analyste chez PwC Autofacts.

L’ex-numéro 1 mondial devra par ailleurs se méfier de l’Alliance Renault-Nissan. La production de cette dernière est attendue à 10,9 millions de véhicules en 2020, soit seulement 100 000 unités de moins que celle prévue pour le groupe Toyota à l’horizon 2020. Autres bonnes nouvelles pour l’Alliance Renault Nissan, et plus globalement pour l’ensemble des constructeurs européens : la hausse des ventes et l’augmentation progressive du taux d’utilisation des usines en Europe. Sur les exercices 2014 et 2015, PwC Autofacts prévoit en effet des ventes en hausse de 5 % en Europe (+ 20 % en Espagne, + 3 % en Allemagne et + 1,7 % en France en 2014). Côté taux d’utilisation de l’appareil productif en Europe, il est attendu à 85 % en 2020, soit neuf points de plus qu’en 2012. « Des fermetures d’usines ont eu lieu ou sont en cours et des constructeurs ont relocalisé une partie de leur production », souligne M. Jaumain. Ce taux de 85 % est toutefois important. Il représente en effet pour nombre de constructeurs le point mort de leur outil industriel.

« En France, la reprise des ventes est favorisée par les premiers renouvellements des véhicules qui ont bénéficié des primes à la casse de 2008, mais elle reste pénalisée par une situation économique sous tension », explique François Jaumain qui table sur une hausse des immatriculations de voitures particulières en France de 1,7 % cette année.

A noter enfin que PwC s’attend à ce que les véhicules électriques ne représentent encore que 0,9 % de la production mondiale de véhicules légers en 2020, contre 0,3 % en 2014. La part des modèles hybrides devrait quant à elle passer de 3,3 % à 4,7 % et celle des moteurs thermiques de 96,4 % à 94,5 %. (JOURNALAUTO.COM 16/9/14, AUTOACTU.COM 17/9/14)

Alexandra Frutos