Les négociations salariales chez les constructeurs coréens s'annoncent cette année encore difficiles

Les constructeurs coréens pourraient cette année encore connaître un été difficile sur le plan social, des grèves dans leurs usines coréennes pour faire aboutir les négociations salariales annuelles n’étant pas exclues.Les négociations auraient débuté dès le mois d’avril chez Hyundai, le premier constructeur du pays. Renault Samsung, la filiale coréenne de Renault, a pour sa part engagé des pourparlers officiels avec les représentants de ses salariés la dernière semaine de juin.Les ouvriers syndiqués de Hyundai ont annoncé début juillet l’échec des négociations avec la direction. Quelques jours plus tôt, le syndicat représentant les ouvriers de Kia, société s’ur de Hyundai, avait rejeté une offre de la direction et annoncé la rupture des pourparlers. Chez GM Korea, le syndicat a saisi début juillet une commission d’arbitrage tripartite.Les ouvriers des trois constructeurs ont depuis été consultés sur un recours à la grève. Ils se sont prononcés pour cette option, si nécessaire, pour appuyer leurs revendications en matière de salaires et de conditions de travail, mais aucun mouvement n’a été déclenché jusqu’à présent.Les ouvriers de GM Korea demandent une hausse du salaire de base mensuel de 154 883 wons (117 euros) et des primes représentant 500 % du salaire de base. Les ouvriers de Hyundai et Kia veulent obtenir une hausse de salaire identique ; ils demandent également la redistribution, sous forme de prime, de 30 % des bénéfices réalisés en 2016 par leurs entreprises respectives.Ssangyong est le premier constructeur coréen à avoir bouclé les négociations salariales cette année. Il a annoncé le 27 juillet que ses salariés avaient ratifié un accord prévoyant un relèvement du salaire de base mensuel de 53 000 wons (40 euros), le paiement d’une prime de 2,5 millions de wons (1 900 euros) et la distribution à chaque salarié de 150 actions de l’entreprise représentant une valeur d’un million de wons (760 euros).

Frédérique Payneau