Les modèles hybrides rechargeables devraient prendre leur essor en Chine

Jusqu'à présent, en Chine, les ventes de véhicules électriques (14 604 ventes en 2013) dépassent celles de véhicules hybrides rechargeables (3 038 unités vendues l'an dernier). Cette s'explique notamment car les véhicules électriques sont principalement acquis par des agences gouvernementales ou des sociétés de taxis.

Toutefois, selon des estimations publiées à l'occasion du Salon de Pékin, cette tendance devrait s'inverser rapidement. Les particuliers, principaux clients des véhicules hybrides rechargeables devraient en acquérir de plus en plus au fur et à mesure que l'offre sur ce segment s'étoffera.

Ainsi, plusieurs constructeurs (locaux et étrangers) vont introduire des modèles hybrides rechargeables destinés au marché chinois dans un futur proche.

Ainsi, BYD a dévoilé son troisième modèles hybride rechargeable, un véhicule de loisir avec des lignes de coupé, le Tang, attendu en cours d'année. Le groupe prévoit en outre de lancer deux modèles rechargeables supplémentaires au cours des deux années à venir.

De plus, le groupe Volkswagen a annoncé qu'il allait introduire dix véhicules à énergies alternatives en Chine d'ici à 2018. Sur ces dix futurs modèles, seuls deux seront des véhicules électriques, les huit autres seront des hybrides rechargeables. Le groupe allemand débutera même la production de modèles hybrides rechargeables en Chine à compter de 2016 (l'Audi A6 et une nouvelle berline de taille moyenne dont le nom n'a pas encore été dévoilé).

Volvo et sa maison mère Geely ont pour leur part dévoilé au Salon de Pékin un concept de voiture hybride rechargeable chacun : une variante rallongée de la S60 pour Volvo et l'Emgrand Cross pour Geely.

En outre, le gouvernement central chinois offre des aides à l'achat pour les véhicules hybrides rechargeables pouvant s'établir jusqu'à 33 250 yuans (3 910 euros). Bien qu'inférieures aux aides à l'achat dont peuvent bénéficier les acheteurs de véhicules électriques (jusqu'à 57 000 yuans, soit 6 700 euros), les constructeurs d'automobiles misent plutôt sur un succès auprès du public pour les véhicules hybrides rechargeables.

En effet, avec leur plus grande autonomie, ces modèles sont moins dépendants du réseau de bornes de recharge, encore nettement insuffisant en Chine. Par exemple, les villes de Shanghai et Pékin, bien qu'affichant une population de plus de 20 millions de personnes chacune, ne disposaient à la fin de 2013 que des 12 et 69 stations de recharge, respectivement.

De plus, l'an dernier, 300 résidents de Pékin s'étaient vus proposer de tester des véhicules électriques. 40 % des personnes concernées ont décidé de ne pas acheter le véhicule à la fin de la période d'essai, citant la difficulté de recharger les batteries comme principale raison pour leur refus d'acquérir le modèle.

Cindy Lavrut