Les mesures anti-pollution dopent à court terme le marché chinois

Les mesures anti-pollution dopent à court terme le marché chinois. En effet, face aux restrictions d'immatriculations, les ventes dans les principales villes du pays sont en forte hausse. Au premier trimestre, le marché chinois a ainsi augmenté de 10 %, à 4,9 millions d'unités.

A titre d'exemple, après Shanghai, Pékin, Canton et Tianjin, la ville de Hangzhou a à son tour annoncé qu'elle plafonnerait à 80 000 le nombre de plaques d'immatriculation attribuées chaque année.

Le jour de cette annonce, 70 000 personnes ont réservé un véhicule. « Les Chinois investissent aussi vite que possible dans une voiture et une plaque, car ils savent que ça se compliquera encore davantage par la suite », explique un analyste chinois.

En effet, « avec 6 autres grandes villes qui s'apprêtent à prendre des mesures similaires, on devrait constater une accélération des ventes par anticipation dans ces régions », estime PricewaterhouseCooper.

Ces acquisitions par anticipation pourraient représenter 500 000 ventes en Chine cette année. A terme, le marché devrait toutefois se stabiliser, avec une croissance à un chiffre.

Désormais, ce seront donc les villes de l'Ouest qui afficheront la plus forte croissance, les villes côtières étant déjà bien équipées en automobiles.

Par ailleurs, les quotas d'immatriculation ne sont pas les seules mesures prises par le gouvernement chinois pour lutter contre la pollution. En effet, la Chine veut atteindre un parc de 500 000 véhicules verts (électriques et hybrides rechargeables) d'ici à 2015. L'Etat accorde donc des aides à l'achat de 35 000 yuans (environ 4 000 euros) pour les voitures hybrides et de 35 000 à 60 000 yuans pour les modèles électriques. Les communes investissant dans les bus électriques bénéficient également de subventions gouvernementales. (MONDE 19/4/14)

Cindy Lavrut