Les industriels français ont une belle carte à jouer dans la voiture autonome (1/2)

Compétitif, actif et demandé, le secteur français de la voiture autonome a une belle carte à jouer pour s'imposer alors que cette technologie en développement est vue comme déterminante pour l'avenir de la mobilité. « Lorsque vous faites juste des systèmes d'aide à la conduite, vous pouvez encore vous associer avec un fournisseur qui vous fournit un système complet », explique à l'AFP (27/9/16) Vincent Abadie, responsable innovation ADAS (Systèmes aides à la conduite) chez Groupe PSA. « Par contre, lorsque vous êtes sur le véhicule autonome, en cas d'accident, la responsabilité du constructeur va être engagée. Pour nous, il est complètement inimaginable que nous ne connaissions pas le moindre détail de chaque ligne de code qui sera dans le véhicule autonome », d'où la volonté de développer un système maison, poursuit-il.
Le Groupe PSA, Renault (avec Nissan), mais aussi l'équipementier Valeo travaillent donc, comme leurs concurrents allemands ou américains de la Silicon Valley, sur le véhicule autonome. Et franchissent pas à pas les étapes vers l'objectif de la voiture autonome dite de niveau 5, une automobile totalement « sans conducteur ».

Valeo a déjà équipé plus de 10 millions de véhicules avec des systèmes de man’uvre automatique de parking, ce qui correspond aux premiers pas des véhicules autonomes. Il collabore aussi avec des groupes aéronautiques comme Safran ou le spécialiste de la sécurité numérique Gemalto.

Ceux qui n'y seront pas risquent donc de se voir exclure d'un marché prometteur : d’après une étude du cabinet McKinsey publiée en janvier, « jusqu'à 15 % des voitures vendues en 2030 pourraient être totalement autonomes ». Pour rappel, il s'est écoulé 87 millions de véhicules légers neufs sur la planète en 2015.

Alexandra Frutos