Les hybrides « conventionnels » ont le vent en poupe en Chine 1/2

Le gouvernement chinois a indiqué qu'il ne prévoyait pas d'étendre les aides accordées aux véhicules électriques et hybrides rechargeables aux modèles hybrides « conventionnels ». Néanmoins, les hybrides, même non rechargeables, sont nécessaires pour respecter les normes de consommation que met en place le gouvernement chinois. En effet, la Chine a imposé aux constructeurs de limiter la consommation moyenne de leur flotte à 6,9 l de carburant aux 100 km dès cette année. Ils devront ensuite réduire la consommation de leurs véhicules neufs à 5,0 l aux 100 km d'ici à 2020.C'est pourquoi, malgré une absence d'aides, les hybrides non rechargeables ont le vent en poupe en Chine. En effet, lors du Salon de Canton, plusieurs constructeurs ont annoncé des lancements de modèles hybrides conventionnels. Toyota a notamment lancé des versions hybrides non rechargeables des Corolla et Levin, qui seront toutes deux produites en Chine. La Corolla hybride sera assemblée par la coentreprise entre Toyota et FAW, tandis que la Levin hybride sera produite par la société conjointe de Toyota et GAC. Pour ces deux modèles, les batteries du moteur électrique sont produites dans une usine de Toyota à Changshu.En optant pour une production locale, Toyota évite de payer une taxe douanière de 25 %, ce qui permet de commercialiser ces versions hybrides à des prix raisonnables (environ 140 000 yuans soit 20 700 euros), alors que la Toyota Prius, importée, n'est disponible qu'à partir de 229 800 yuans (34 000 euros).De plus, le groupe Toyota commercialise 6 modèles hybrides non rechargeables de sa marque Lexus sur le marché chinois. Le Japonais compte multiplier par dix ses ventes de modèles hybrides conventionnels sur le marché chinois maintenant que des modèles produits localement (les Corolla et Levin) sont disponibles.

Cindy Lavrut