Les équipementiers sont contraints de construire ou d'agrandir des usines en Amérique du Nord (1/2)

La production de véhicules en Amérique du Nord a augmenté à un niveau qui ne permet plus aux fournisseurs de répondre à la demande en mettant en place des équipes supplémentaires. Après avoir résisté pendant plusieurs années, ils n’ont plus d’autre choix désormais que de construire de nouvelles usines ou d’agrandir des sites existants. A l’instar des constructeurs, ils réalisent des investissements importants dans leur outil de production.

« Personne ne prévoyait que l’industrie remonterait en puissance à cette cadence », indique Danny Infusino, un dirigeant du fournisseur canadien Martinrea International, qui a démarré en avril la construction d’une usine à Riverside, dans l’Etat du Missouri. Le site produira des berceaux moteurs pour l’usine General Motors de Fairfax (Kansas), distante de quelques kilomètres.

Alors que la demande a augmenté ces dernières années, les équipementiers étaient réticents à construire de nouvelles usines ou même à rouvrir d’anciens sites qu’ils avaient fermés durant la récession. Ils ont fait fonctionner leurs usines avec trois équipes et ont eu recours aux heures supplémentaires pour accroître leur production sans réaliser de gros investissements. « Les heures supplémentaires sont un problème, car les gens finissent par être épuisés », observe toutefois Markus Erlbacher, un dirigeant de l’équipementier allemand REHAU, qui agrandit une usine dans l’Etat de l’Alabama pour fournir Mercedes.

Selon IHS Automotive, la production de véhicules légers en Amérique du Nord devrait atteindre 16,8 millions d’unités cette année. En 2016, elle devrait s’élever à 17,5 millions d’unités, et dépasserait ainsi le précédent record de 17,3 millions d’unités qui avait été enregistré en 2000.

Frédérique Payneau