Les émissions de CO2 en 2025 sont déjà au c’ur des débats

Les émissions de CO2 en 2025 sont déjà au c’ur des débats. Le secrétaire général de l'Acea (Association des constructeurs européens d’automobiles) Erik Jonnaert a publiquement regretté le fait que le législateur ne se focalise que sur les émissions des voitures neuves. « Avant de s'embarquer dans de nouveaux objectifs, nous avons besoin de tirer les enseignements de ce qui a marché et de ce qui n'a pas marché dans le régime actuel. Le marché du véhicule à carburant alternatif s'est révélé décevant jusqu'à présent. [...] Tandis que 95 % des émissions de CO2 proviennent du parc existant, le législateur continue de cibler uniquement les véhicules neufs, qui ne représentent que 5 % du parc », a-t-il déploré.

Il est en effet probable que l'Union européenne décide d’imposer aux constructeurs un objectif d'émissions moyennes maximales compris entre 68 g et 78 g de CO2 par kilomètre et par véhicule, sachant que l'objectif de 95 g/km pour 2020 est d'ores et déjà entériné. Cela demanderait de gros efforts aux constructeurs, qui n’auraient d'autre choix pour l’atteindre que d'électrifier en masse, c'est à dire de rendre hybrides la plupart de leurs véhicules.

« Les Etats-Unis, le Canada ont déjà d'ambitieux objectifs pour 2025. L'Inde s'en est fixé un pour 2021. Si l'Union européenne veut garder l'avantage, nous devons continuer à être en pointe sur les technologies liées aux baisses de CO2. Les nouveaux objectifs contribueront à cela. Et ils devront être fixés assez tôt pour permettre aux équipementiers et constructeurs d'avoir le temps nécessaire au développement de nouveaux véhicules », a de son côté déclaré Miguel Arias Canete, commissaire européen au Climat et à l'Energie. (LARGUS.FR 2/2/15)

Alexandra Frutos