Les défis de l’usine Renault de Tanger

Dans un entretien accordé à l’USINENOUVELLE.COM (16/6/14), le nouveau directeur de l’usine Renault de Tanger Paul Carvalho explique que les défis du site, 18 mois après son inauguration, consistent à « gagner en performance et accroître le sourcing au Maroc ». « A fin 2014, nous aurons fabriqué, depuis l’ouverture, un cumul de 350 000 véhicules, dont 200 000 pour la seule année 2014 pour une capacité de 340 000. La ligne 1 Lodgy et Dokker produit comme prévu 30 véhicules par heure. La ligne 2 lancée pour la Sandero en octobre 2013 atteindra ce rythme en fin d’année. L’objectif est un taux de production de 94 % pour les deux lignes fin 2015 », indique-t-il.

Concernant les performances du site, « l’objectif est, d’ici à mi-2015, d’atteindre le niveau des meilleures usines du groupe sur les critères clés : qualité, coûts, délais et ressources humaines », explique M. Carvalho.

L’étape suivante pour Renault-Tanger sera, à partir de 2016, de « gagner de nouveaux véhicules chez Renault-Nissan, voire chez d’autres constructeurs », souligne par ailleurs le dirigeant.

Enfin, évoquant le sourcing [46 % actuellement, contre 85 % pour Dacia-Pitesti], M. Carvalho indique que Renault s’est engagé à 55 % vis-à-vis de l’Etat marocain. « Mais notre objectif est de 70 %, avec des paliers à 55 %, puis 60 %, etc. A long terme, je pense même qu’un taux [d’intégration locale] de 80 % est possible, ce qui nécessitera peut-être des transferts de technologie en mécanique ou en fonderie. D’ici là, nous devons progresser très vite sur les petites pièces, par exemple en plasturgie, pouvant être facilement produites au Maroc », déclare-t-il.

Alexandra Frutos