Les constructeurs japonais estiment que la Thaïlande reste un investissement sûr

Les entreprises peuvent continuer d'investir « en toute sécurité » en Thaïlande, a déclaré à la presse Fumihiko Ike, président de la Jada (Association des constructeurs d'automobiles japonais), qui est aussi président de Honda. Les constructeurs japonais ont repris leurs activités normales dans ce pays malgré le coup d'Etat militaire. « Bien qu'il y ait des risques en Thaïlande, ils n'ont pas eu d'impact énorme sur nos activités », a expliqué M. Ike.
Sur le terrain, les activités de Toyota, Nissan et Honda sont quasi-normales aujourd’hui. « Les opérations de jour comme de nuit fonctionnent » comme à l'accoutumée, a déclaré un porte-parole de Toyota. Le travail de nuit avait dû être annulé le 22 mai dans les trois sites d'assemblage du groupe en Thaïlande, mais aucune perturbation n'a été déplorée depuis. Près de 850 000 véhicules sont sorties de ses lignes d'assemblage dans ce pays l'année dernière.

De même, les lignes de production de Honda tournent de nouveau de jour comme de nuit sur son site thaïlandais, après une pause forcée dans la nuit du 22 au 23 mai. Le groupe a toutefois limité dernièrement sa production locale à 60 % de sa capacité maximale, à cause « d'une baisse attendue de la demande ».

Chez Nissan, la crise politique n'a pas perturbé les opérations de son site d'assemblage, qui ne tourne que dans la journée.

Le Japon est de loin le premier investisseur direct en Thaïlande. En 2013, les sociétés nippones y ont placé près de 6,9 milliards de dollars, plus de la moitié du total investi dans cette importante économie d'Asie du Sud-est, d'après la banque centrale thaïlandaise. (AFP 27/5/14)

Alexandra Frutos