Les constructeurs étrangers misent sur les négociations de libre-échange pour développer leur présence au Japon

Malgré un certaine succès sur le créneau du luxe, les constructeurs d'automobiles étrangers restent confinés aux marges du marché japonais. En 2012, alors que le Japon est resté le troisième marché mondial, avec 5,37 millions de véhicules neufs vendus (y compris les mini-véhicules de 660 cm3 et les poids lourds), les véhicules étrangers importés n'ont représenté que 4,5 % de ce total. Cette année, cette part pourrait s'établir à 6 %.

"Le marché japonais est ultra-concurrentiel, avec déjà huit constructeurs nationaux qui ont leurs usines ici, et n'ont pas besoin d'importer avec les contraintes logistiques et de délai que cela implique", explique Frédéric Bourène, chef du marketing de Renault au Japon. "Entre les frais logistiques et le taux de change, les voitures étrangères sont 20 % plus chères que leurs homologues japonaises de même gamme", souligne M. Bourène.

Les marques étrangères fondent toutefois quelques espoirs dans les négociations de libre-échange engagées cette année par le Japon l'Union européenne d'une part et, d'autre part, avec les Etats-Unis dans le cadre d'un partenariat trans-Pacifique (TPP) réunissant 12 pays. "Tout ce qui peut aider à combler le fossé entre les régulations japonaises et les régulations internationales serait bienvenu, notamment via le TPP", souligne George Hansen, de General Motors Japan, qui ne dispose que de 34 points de ventes au Japon contre 4 700 pour Toyota.

Renault prévoit que ses ventes au Japon s'établiront à 3 600 unités cette année, dont la moitié pour une version tourisme de sa Kangoo. Peugeot devrait atteindre 7 000 unités grâce à la petite 208, et Citroën environ la moitié. (AFP 22/11/13)

Juliette Rodrigues