Les constructeurs britanniques détenus par des groupes étrangers ne prévoient pas de fermer leurs usines en cas de « Brexit »

Les constructeurs britanniques détenus par des groupes étrangers (comme Bentley et Rolls-Royce, appartenant respectivement à Volkswagen et BMW) ne prévoient pas de fermer leurs usines en cas de « Brexit ». En effet, ce scénario est envisageable, le gouvernement britannique s’étant engagé à organiser, d'ici à 2017, un référendum sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.Bien que favorables à un maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union Européenne, les constructeurs implantés en Grande-Bretagne ont souligné que leurs usines ne risquaient pas d'être fermées, quelle que soit l'issue du futur référendum.En effet, quel que soit le résultat, « le Royaume-Uni reste un bon endroit où investir », estime Kevin Rose, membre du directoire du groupe Volkswagen (maison mère de Bentley). De plus, Torsten Mueller-Oetvoes, président de Rolls-Royce, a réaffirmé l'identité britannique de la marque de luxe et a indiqué que produire au Royaume-Uni était crucial pour l'identité de la marque Rolls-Royce.De plus, Karl-Thomas Neumann, président d'Opel/Vauxhall, a affirmé ne pas vouloir « tourner le dos à l'Angleterre ». Opel dispose d'usines à Luton et Ellesmere. Néanmoins, si le Royaume-Uni venait à quitter l'Union Européenne, les investissements pourraient devenir plus compliqués pour les constructeurs. L'opinion des Britanniques concernant un éventuel « Brexit » étant partagée, Ralph Speth, président de Jaguar Land Rover, bien qu'ayant réaffirmé son engagement auprès de ses sites de production en Grande-Bretagne, a indiqué qu'il était encore trop tôt pour opter pour une stratégie liée à une sortie de l'Union Européenne. (AUTOMOTIVE NEWS EUROPE 17/9/15)

Cindy Lavrut