Les chiffres discutés de la pollution par le trafic routier et la chauffe au bois

Concernant les émissions de particules, c'est dans un rapport d'Airparif, datant de 2011, qu'on trouve les chiffres les plus probants. Les sources d'émissions de particules fines (PM2.5) ont été relevées en plusieurs points de l'agglomération parisienne, entre septembre 2009 et septembre 2010. Et les chiffres sont très différents d'un lieu à un autre. Aux abords du périphérique, le trafic routier représente 44 % des émissions de particules fines, contre seulement 4 % pour la chauffe au bois. Mais, lorsqu'on s'éloigne du périphérique et que l'on s'enfonce en zone urbaine, les deux font jeux égal : le trafic routier tombe à 8 %, tandis que le chauffage au bois monte à 7 %, l'immense majorité des particules étant importées des régions voisines. Si l'on valorise les données relevées loin du périphérique, on peut se demander s’il faut vraiment se lancer dans une interdiction des cheminées - et désormais des voitures diesel - si la chauffe au bois et le trafic routier ne sont responsables, en tout et pour tout, que de 15 % des particules émises. (Parisien)

Alexandra Frutos