Les chercheurs français développent les systèmes embarqués des transports autonomes de demain (1/2)

Le plateau de Saclay est situé au nord de l'Essonne et au sud-est des Yvelines, à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris. Il constitue le c’ur du territoire de Paris-Saclay, un projet de pôle technologique et scientifique lancé en 2010. Il abrite notamment le développement de programmes informatiques destinés à accompagner l’essor des voitures autonomes. Sur ce plateau, un institut technologique baptisé SystemX représente la France dans la course aux technologies embarquées. Fort de partenariats avec PSA Peugeot Citroën, Renault, Alstom, Airbus, Alcatel-Lucent, la SNCF et de nombreuses universités, SystemX emploie près de 120 « équivalents temps plein » pour imaginer les transports de demain. Son président, Eric Perrin-Pelletier, explique que son institut « développe des projets initiés par des industriels comme Alstom ou Renault sur des périodes proches de trois ans ».

« Nous travaillons sur les transports autonomes. Le premier aspect est relatif à la manière dont les véhicules peuvent être conçus et comment les capteurs et les logiciels peuvent être intégrés. Puis, il faut évaluer la manière dont l’homme va accepter progressivement l’autonomie des véhicules et, évidemment, les aspects légaux découlant de ces projets », explique-t-il. Un fort savoir-faire en développement mais aussi en traitement des données étant nécessaires, l’institut collabore avec le tout nouveau Paris Saclay Center for Data Science. Il s’agit notamment de « penser à la manière dont une voiture ou un bus va pouvoir retourner tout seul à une borne, où il pourra trouver de l’énergie ou être disponible pour une demande », indique de son côté François Stephan, directeur du programme « Systèmes de systèmes » chez SystemX.

Alexandra Frutos