Les Hauts-de-Seine, premier marché pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables

Les ventes de véhicules émettant moins de 21 g de CO2/km, qui correspondent aux modèles électriques et à certains hybrides rechargeables, progressent dans tous les départements de France (sauf dans le Haut-Rhin), mais leur répartition par départements est loin d’être homogène et n’est pas forcément corrélée au poids desdits départements sur le marché français.

La part de chaque département est davantage lié à la mise en place ou non de services d’autopartage utilisant des véhicules électriques (qui représentent la majeure partie du segment des moins de 21 g de CO2/km avec 8 032 unités sur 8 313 immatriculations au 1er semestre) et au nombre de grandes entreprises localisées dans les départements. Ainsi, les départements de Paris, de la Gironde et du Rhône, qui ont mis en place des services d’autopartage de véhicules électriques ? Autolib? à Paris, Bluely à Lyon et Bluecub à Bordeaux ? tirent logiquement ce marché. Il s’est immatriculé 189 véhicules émettant moins de 21 g de CO2/km en Gironde sur six mois (2,5 % de ce segment), 230 dans le département du Rhône (2,77 % de ce segment) et 310 à Paris (3,73 % de ce segment).

Pour autant, c’est le département francilien des Hauts-de-Seine qui domine largement ce segment de marché avec 900 immatriculations de véhicules émettant moins de 21 g de CO2/km au premier semestre. Alors que le département représente 3,5 % du marché français, il réunit 10,8 % des ventes de ces véhicules à très faibles émissions (qui eux représentent 1 % des immatriculations). Cela s’explique par le nombre important de grandes entreprises présentes dans le département, notamment dans le centre d’affaires de La Défense. Renault, dont le siège est à Boulogne-Billancourt, et ERDF, basé à La Défense, sont par ailleurs des acteurs majeurs du département. (AUTOACTU.COM 28/7/15)

Alexandra Frutos