Les Ateliers de la Filière Automobile mettent le cap sur le véhicule à 2l/100 km

Les premiers Ateliers de la Filière Automobile, organisés par la PFA (Plateforme de la Filière Automobile) à Paris les 2 et 3 octobre, ont réuni plus de 700 participants venus de la France entière. Ils ont notamment fait le point sur le véhicule 2 l/100 km, l’un des programmes majeurs sur lesquels travaillent ensemble constructeurs et équipementiers. Les intervenants ont souligné que l’objectif de consommation de 2l/100 km d’ici à 2018-2020 ne passerait pas par une réelle rupture technologique afin que les véhicules soient commercialisés à un prix abordable de l’ordre de 15 000 euros.

Le programme « véhicule à 2l/100km » a été lancé début 2013. Traduit en termes d’émissions de CO2, cet objectif correspond à des rejets moyens de 50 g de CO2/km (46,4 g/km pour un véhicule à essence, 53 g/km pour un véhicule diesel), bien plus ambitieux que celui fixé par l’Union Européenne pour 2020 (encore en débat) de 95 g/km.

Pour y parvenir, constructeurs et équipementiers ont exclu de leur champ de recherche des technologies de rupture telles que l’hydrogène pour être capable d’apporter un véhicule à un prix abordable. « Il faut que nous puissions proposer un véhicule consommant 2l/100 km à 12 000, 15 000 euros », a indiqué Philippe Doublet, secrétaire général de la recherche et du plan technologique de Renault. Les recherches porteront donc sur la réduction du besoin énergétique global du véhicule et sur l’amélioration de l’efficacité énergétique du moteur.

Pour réduire le besoin énergétique, on peut travailler sur la résistance au roulement, l’aérodynamique mais surtout sur le poids du véhicule, les gains de consommation les plus importants étant offerts par la réduction de la masse ; en réduisant la masse du véhicule de 100 kg, les émissions de CO2 diminuent de 10 g/km. « Sur un véhicule hybride, pour atteindre l’objectif 2l/100km, l’allègement est central. Sur un hybride rechargeable, le travail consiste davantage à trouver le meilleur compromis entre allègement et moteur électrique », a expliqué M. Doublet. Ainsi sur un véhicule hybride, les acteurs estiment qu’il faudrait réduire son poids de 200-250 kg à 850 kg. (REUTERS, USINENOUVELLE.COM 3/10/13, AUTOACTU.COM 4/10/13)

Alexandra Frutos