Le secteur des transports allemand pourrait réduire de moitié ses émissions de CO2

Les émissions de CO2 du secteur des transports allemand pourraient être réduites de moitié d'ici à 2050, par rapport aux niveaux enregistrés en 2010, selon l'institut de recherche allemand Mercator.

Néanmoins, cette baisse des émissions de CO2 ne pourra être réalisée que sous certaines conditions. L'institut de recherche souligne notamment que les solutions durables et l'électromobilité seront déterminantes.

L'objectif de réduire de moitié les émissions de CO2 est particulièrement ambitieux quand on considère que - si la situation actuelle n'est pas changée - les émissions de CO2 pourraient doubler d'ici à 2050 (par rapport au niveau de 2010).

Il est donc nécessaire non seulement de réduire les émissions des véhicules (ce à quoi travaillent les constructeurs, sous l'impulsion des objectifs stricts fixés par la Commission européenne), mais aussi de d'investir dans le domaine des infrastructures de transports.

En effet, l'institut Mercator estime que l'électromobilité ne peut développer son potentiel maximal que si les vélos électriques, l'autopartage et d'autres solutions de mobilité sont associées au développement des voitures et camions électriques.

En outre, le transport routier n'est pas le seul domaine qui aura à réduire ses émissions pour atteindre l'objectif d'une réduction de moitié des émissions de CO2 dans le secteur des transports. Des efforts doivent également être faits dans le transport ferroviaire et fluvial.

D'autant que l'institut Mercator estime que la réduction des émissions des voitures en circulation en Allemagne va ralentir. Après 2025, il sera particulièrement difficile pour les constructeurs de diminuer de nouveau les émissions moyennes de leurs flottes.

Par ailleurs, l'institut Mercator souligne que les transports routiers de biens et de personnes représentent 17 % des émissions de gaz à effet de serre totales en Allemagne.

Cindy Lavrut