Le secteur automobile bien placé dans les dépôts de brevets en France

L'OEB (Office européen des brevets) a reçu 12 873 demandes françaises en 2014. Cette hausse de 4 % marque la plus forte croissance depuis 2008 et est bien supérieure à la moyenne européenne (+ 1,2 %). Ce rebond reste toutefois insuffisant pour modifier le classement de la France, qui reste en deuxième position en Europe et en sixième dans le monde. Le crédit d'impôt recherche a sans doute contribué à cette hausse, soulignent LES ECHOS (27/2/15). Les secteurs de la communication numérique et des transports ont été les fers de lance de cette progression, représentant 9 % des demandes françaises chacun, suivis d'autres domaines comme l'informatique (7 %), les appareils électriques et l'énergie (6 %) ou les techniques de mesure (5 %). Le secteur automobile est bien représenté dans le classement des dix premiers déposants français, qui est composé d’Alcatel-Lucent (761 demandes), suivi de Technicolor (745), du Commissariat à l'énergie atomique (558), de Valeo (368), de Safran (334), de l’INSERM (227), de Saint-Gobain (226), de Sanofi (204), de Peugeot (203) et de Renault (192).

Toutes origines confondues, l'Office européen des brevets a enregistré une nouvelle année record en 2014 avec plus de 274 000 demandes déposées, en hausse de 3,1 % par rapport à l'année précédente. L'Allemagne reste le premier déposant européen, avec un total de 31 600 demandes, en recul de 0,8 %. Les trois premiers déposants mondiaux sont le coréen Samsung (2 541 demandes), le néerlandais Philips et l'allemand Siemens.

La Chine continue par ailleurs de rattraper son retard en matière de dépôts, avec 26 500 demandes l'année dernière, en hausse de 18 %. L'OEB, qui facture ses procédures entre 4 000 et 5 000 euros par brevet, explique cette tendance par le décalage d'environ 3,5 ans entre la demande et la délivrance. « Beaucoup de procédures chinoises sont maintenant en phase finale », explique-t-on à Munich.

Alexandra Frutos