Le secrétaire général de l’Acea commente l’accord politique en vue d’un traité de libre-échange UE-Japon

Le secrétaire général de l’Acea Erik Jonnaert commente l’accord politique en vue d’un traité de libre-échange UE-Japon qui a été conclu le 6 juillet, soulignant que quelques questions en suspens doivent toujours être traitées avant que les pourparlers ne puissent être conclus. « Le Japon représente déjà actuellement la valeur d'importation la plus haute pour des voitures particulières dans l'UE et est le deuxième plus grand importateur en volume. Près de 575 000 voitures japonaises ont été importées dans l'UE l'année dernière, représentant 20 % de toutes les importations. Avec 9 milliards d’euros, le Japon est l'importateur numéro un en termes de valeur. Dans l'autre sens, le Japon est la cinquième destination la plus importante pour des voitures européennes en termes de volume commercial. 279 259 voitures particulières ont été exportées de l'UE vers le Japon en 2016, représentant seulement 5,1 % de toutes nos exportations », explique-t-il.

« Les membres de l’Acea sont des entreprises mondiales et le commerce international est un pilier important de la compétitivité de l'industrie automobile européenne, avec un excédent commercial de plus de 90 milliards d’euros produit par l'Europe en 2016. Notre secteur soutient les accords commerciaux qui sont libres et justes, octroyant des avantages mutuels. Le fait que des dirigeants japonais et de l'Union européenne aient annoncé un accord politique pour conclure des négociations sur un accord commercial est un signal positif pour le commerce international », estime M. Jonnaert. « Cependant, il devrait être noté que les deux parties ont seulement signé un accord politique pour conclure un accord de libre-échange dans un avenir proche, pas l'accord final. Il faudra encore quelques mois au minimum pour mettre la touche finale à l'accord, peut-être même jusqu'à la fin de l'année. Les négociations à venir joueront donc un rôle crucial dans la définition du résultat de l'accord pour l'industrie automobile européenne », ajoute-t-il.

« Les constructeurs d’automobiles acceptent que la suppression des droits de douane soit une partie essentielle de n'importe quel accord de libre-échange, mais je voudrais souligner l'importance d'un accord équilibré pour notre secteur. Aujourd'hui, les droits d'importation de l'Union européenne sur des voitures particulières s'élèvent à 10 %, tandis que les droits sur des véhicules utilitaires sont compris entre 10 % et 22 %. En tant qu’Acea, nous croyons que n'importe quel calendrier de suppression de ces droits de douane devrait refléter le statut des automobiles en tant que produits sensibles et devrait être progressivement réduit à zéro de façon linéaire sur un minimum de sept ans », explique par ailleurs le secrétaire général de l’association européenne.

« Il faudra encore des mois pour conclure les détails de cet accord. Il y a quelques éléments essentiels concernant l'automobile qui doivent encore être traités avant qu'un accord final ne puisse être conclu plus tard dans l'année. Pour l'instant, il reste difficile d'évaluer l'impact final à venir d’un accord de libre-échange Union européenne-Japon », indique M. Jonnaert, appelant les négociateurs à assurer un résultat équilibré pour le secteur automobile européen. (COMMUNIQUE DE PRESSE ACEA 26/7/17)

Alexandra Frutos