Le rééquilibrage entre les motorisations diesel et à essence est amené à se poursuivre

D'un maximum de 73 % en 2012, le taux de pénétration du diesel dans les immatriculations des voitures particulières neuves est passé à 64 % en 2014 et 59 % en ce début d'année 2015. Alors qu'une timide croissance des ventes de voitures à essence était déjà tangible en France depuis 2013, des responsables politiques ont multiplié ces derniers mois des mesures et annonces de nature à détourner du diesel une partie des consommateurs. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a ainsi annoncé qu’elle comptait instaurer avant cet été un certificat qualité de l’air. « Plusieurs certificats de couleurs différentes seront créés en fonction des seuils d’émissions polluantes des véhicules. Le principe est que l’obtention d’un certificat vert vous donne des avantages. En cas de circulation alternée ou dans les zones de circulation restreinte mises en place par les villes, les véhicules propres y seront autorisés à circuler. La loi prévoit également que les collectivités pourront les autoriser à circuler dans les voies de bus ou à bénéficier du stationnement gratuit », a-t-elle déclaré. « Notre objectif est de faire disparaître tous les diesel datant d’avant 2005 non équipés de filtres à particules », a-t-elle ajouté, soulignant toutefois que « les dernières générations de moteurs diesel [étaient] beaucoup plus propres et qu’il ne [fallait] donc pas définitivement les condamner ». (AFP, Parisien)

Alexandra Frutos