Le président de BMW, M. Reithofer, s'oppose à des réductions des émissions de CO2 trop strictes

Le président de BMW, Norbert Reithofer, s'oppose à des réductions des émissions de CO2 trop strictes. Il a ainsi vivement critiqué le projet de l'Union européenne d'introduire des normes d'émissions comprises entre 68 et 78 g de CO2/km d'ici à 2025 (contre 130 g/km d'ici à 2015).

Il estime déjà qu'atteindre l'objectif de 95 g/km d'ici à 2020 nécessiterait déjà des « milliards d'euros » d'investissements et ne serait réalisable qu'en lançant des modèles à énergies alternatives.

M. Reithofer craint qu'un objectif trop strict et entraînant des coûts trop importants pour les constructeurs risquerait de rendre l'industrie automobile européenne moins compétitive face aux industries américaines et japonaises.

Le dirigeant a en outre appelé l'Union européenne à compter les véhicules électriques avec un facteur supérieur à celui de 1,5 pour l'instant prévu. En effet, dans le calcul des émissions globales d'un constructeur, les véhicules électriques comptent avec un facteur 5 (soit 5 fois plus qu'un véhicule traditionnel) en Chine et avec un facteur 2 aux Etats-Unis. De ce fait, l'Europe ne se trouverait pas en position de force pour développer l'électromobilité, estime M. Reithofer. (AUTOMOTIVE NEWS EUROPE, AUTOMOBILWOCHE 14/5/13)

En revanche, le président de BMW a souligné l'importance de l'électromobilité et a indiqué que le modèle de citadine électrique i3 serait bien lancé sur le marché. Le dirigeant a en outre assuré que BMW serait à terme bénéficiaire avec ce modèle. (HANDELSBLATT 14/5/13)

Cindy Lavrut