Le point sur les incursions des groupes chinois de l’Internet dans le secteur automobile 2/2

Outre LeTv et Baidu, Alibaba, le géant de l’Internet chinois, s’est lui aussi lancé sur le secteur de la voiture connectée, en partenariat avec le constructeur SAIC. Les deux partenaires comptent investir jusqu’à un milliard de yuans (environ 150 millions d’euros) pour développer un « véhicule Internet », selon la formulation de SAIC (cf. revue de presse du 13/3/15). Le modèle utilisera les différentes ressources technologiques d’Alibaba pour proposer dans l'habitacle services de commerce électronique (avec références des boutiques ou points de stockage les plus proches), divertissements numériques, cartographie et outils de communication.Alibaba, d'une certaine manière, a d'ailleurs déjà un pied dans le secteur automobile : il accueille des constructeurs sur sa plateforme de vente en ligne Tmall, et il s'est lancé récemment, avec une coentreprise de GM en Chine, dans le crédit auto et les services après-vente souscrits sur Internet.Enfin, Tencent, rival d'Alibaba, élabore lui aussi un plan de bataille sur les voitures « intelligentes » et ultra-connectées, mais aux côtés de Foxconn (fournisseur électronique d'Apple) et du concessionnaire d'automobile de luxe China Harmony Auto.Les trois partenaires veulent produire des « véhicules électriques intelligents connectés à Internet » à Zhengzhou (province du Henan). Foxconn développera les batteries et les moteurs électriques, ainsi que les systèmes de contrôle, tandis que Tencent fournira l’accès à ses plateformes Internet pour les systèmes d’infodivertissement. Enfin, China Harmony Auto contribuera à ce partenariat en mettant à disposition son expertise dans le domaine de la distribution automobile. Leur coopération serait « à un stade très préliminaire », selon Tencent.

Cindy Lavrut