Le point sur les grands équipementiers mondiaux 1/2

Selon une étude du cabinet McKinsey, de moins en moins d’équipementiers automobiles réalisent une part de plus en plus grande du chiffre d’affaires cumulé de la branche équipementière.Ainsi, les 100 premiers équipementiers mondiaux ont dégagé ensemble la moitié du chiffre d’affaires cumulé de tous les acteurs du secteur. Il y a dix ans, leur chiffre d’affaire cumulé ne représentait qu’un tiers du chiffre d’affaires total de toute la filière équipementière.Cette tendance s’explique notamment par le choix des constructeurs d’automobiles de produire leurs véhicules sur des plateformes communes. En effet, plusieurs modèles étant assemblés sur une même plateforme, de nombreux équipements sont communs et sont donc achetés en plus grande quantité au même équipementier. En outre, ces pièces doivent pouvoir être livrées dans le monde, pour approvisionner les usines des constructeurs dans différents pays. De ce fait, seuls les plus grands équipementiers, disposant déjà d’une présence mondiale et d’un réseau de distribution suffisant peuvent alimenter un tel marché.Les grands équipementiers peuvent également élargir leur présence à l’international via des acquisitions ou des fusions, ce que ne peuvent pas envisager de plus petits groupes. De ce fait, les équipementiers qui dégagent un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros par an (tels que Bosch, Denso, Magna, Continental ou encore ZF) réalisent une marge opérationnelle de 7,6 % en moyenne, alors que ? pour le reste des équipementiers ? la marge opérationnelle moyenne s’établit à 6,3 %.

Cindy Lavrut