Le point sur la mobilité durable en Chine 2/2

Afin de financer le développement de l'électromobilité, le gouvernement chinois a également autorisé les entreprises « high-tech » à investir dans la branche automobile. Cette assouplissement des réglementations financières chinoises a permis à des groupes chinois dynamiques (tels que Baidu, Alibaba, Tencent ou encore LeTV) d'investir en vue de créer des start-ups et des coentreprises actives dans le domaine de l'électromobilité.

Toujours en vue de promouvoir l'électromobilité, le gouvernement local de Pékin a indiqué que les automobilistes achetant un véhicule électrique ou hybride rechargeable seront exemptés de la loterie qui permet - dans la limite des quotas d'immatriculation - d'obtenir une plaque minéralogique.

La ville de Pékin a également autorisé un certain nombre de constructeurs locaux et étrangers (notamment Tesla et BMW) à vendre leurs véhicules électriques au sein de la ville. Jusqu'à présent, aucun constructeur autre que BAIC (basé à Pékin) n'avait le droit de commercialiser de tels véhicules, afin de ne pas concurrencer le constructeur pékinois. Cette mesure avait pour résultat que seul un tiers des automobilistes souhaitant acheter un modèle électrique ou hybride rechargeable y était autorisé, faute de stocks suffisants chez BAIC.

Au vu de ces mesures de promotion des véhicules verts, de nombreux constructeurs se lancent sur ce segment. Ainsi, GAC a dévoilé un programme de développement prévoyant le lancement de 6 véhicules verts sous sa marque Trumpchi au cours des 5 prochaines années (dont 3 hybrides rechargeables, 2 électriques et 1 hybride conventionnel).

Au cours des 9 premiers mois de l'année, plus de 136 700 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été vendus en Chine, soit 4 fois plus que sur la même période de 2014.

Cindy Lavrut