Le point sur l'industrie automobile en Roumanie (1/2)

Le secteur automobile occupe une place centrale dans l’économie et le commerce extérieur de la Roumanie, grâce aux investissements étrangers et à la modernisation de l’industrie.

L’industrie automobile est le premier secteur exportateur et le principal moteur de la croissance économique du pays. Elle représente environ 8 % du PIB et emploie 60 000 personnes directement et 500 000 autres indirectement. Les véhicules de transport représentent 15 % des exportations. En 2012, la Roumanie a exporté 330 942 véhicules (+ 8,5 %), dont près de 300 000 modèles Dacia.

Fortement orienté à l’exportation, le secteur automobile roumain a poursuivi sa croissance pendant les années de crise, alors que le marché local a fortement décliné depuis 2008. Malgré le ralentissement des ventes, la Roumanie reste toutefois un pays à fort potentiel de croissance pour les constructeurs. Le parc automobile roumain ne compte en effet que 4,5 millions de véhicules pour une population de 19 millions d’habitants, soit un ratio de 0,23 voiture par habitant qui place le pays en queue de peloton dans l’Union européenne. L’âge moyen du parc est de 14 ans, le plus élevé d’Europe. Plus de 3 millions de véhicules en circulation sont âgés de plus de 10 ans.

Le marché automobile roumain a connu une forte croissance dans les années 2000. Il est passé de 112 000 unités en 2002 à plus de 300 000 unités en 2007 et en 2008, mais les ventes ont chuté dans les années suivantes. L’an dernier, il ne s’est vendu que 87 000 véhicules, dont 72 179 voitures. Le constructeur local Dacia, filiale de Renault, est le leader incontesté sur ce segment du marché, avec une pénétration de 27,5 % en 2012.

L'industrie automobile roumaine s'est réorganisée autour des deux pôles historiques, passés sous pavillon étranger : l’usine de Mioveni (près de Pitesti), reprise par Renault en 1999, et l'usine de Craiova, reprise par Daewoo en 1994 puis par Ford en 2008. Les relations avec les deux constructeurs ne sont pas récentes : Ford avait en effet ouvert une usine d’assemblage à Bucarest dès 1935, tandis que la collaboration entre Renault et Dacia a débuté dans les années 1960.

Frédérique Payneau