Le nouveau plan de relance d'Alfa Romeo sera-t-il le bon ? (2/2)

La première Alfa de la nouvelle ère "post fusion Chrysler-Fiat" sera une berline familiale de la taille d’une BMW Série 3 qui sera commercialisée dans le courant du quatrième trimestre 2015 et devrait ressusciter l’appellation Giulia. Elle marquera un retour à la propulsion arrière, amorcé l’an dernier par le coupé 4C. Toutes les futures Alfa Romeo devront désormais rester fidèles à l’ADN de la marque. Cela devrait se traduire par des moteurs innovants, des voitures à l’équilibre des masses parfait (50/50 %), des solutions techniques procurant un excellent rapport poids/puissance, et un style innovant typiquement italien. Concrètement, tous les modèles seront à propulsion arrière ou à quatre roues motrices. Ils seront aussi tous assemblés en Italie, ce qui remet en question le lancement du petit spider conçu en collaboration avec Mazda sur la base du futur MX-5. Mais Fiat reprendrait le projet à son compte pour offrir un successeur à la Barchetta.

Après la berline Giulia fin 2015, Alfa Romeo va enchaîner les lancements entre 2016 et 2018. La petite Mito ne sera pas remplacée, mais deux variantes compactes sont attendues pour remplacer la Giulietta ; suivront une deuxième familiale pour seconder la Giulia, une grande routière sur base Ghibli qui pourrait reprendre l’appellation Alfetta, deux SUV dont un modèle inspiré du prototype Kamal, et enfin une "spécialité" pour succéder à la 4C.

Coté mécanique, une avalanche de nouveautés est également prévue. Trois moteurs à essence de 4-cylindres turbo couvrant des puissances comprises entre 120 ch et 320 ch, et deux V6 turbo développant de 410 ch à 520 ch. En diesel, l’offre comprendra trois 4 cylindres turbo allant de 120 ch à 200 ch et deux V6, un turbo de 250 ch et un biturbo 340 ch.

Ce nouveau plan de relance sera-t-il le bon ? A voir le redressement spectaculaire opéré par Maserati, dont les ventes ont progressé de 148 % en 2013, tous les espoirs sont permis. Harald Wester, directeur d’Alfa Romeo, qui préside également aux destinées de Maserati, a fait son mea-culpa en reconnaissant que les modèles Alfa depuis son rachat par Fiat avaient perdu leur âme. Plus particulièrement la 159, le coupé Brera et la dernière génération des Spider. Gageons que, cette fois, les nouveaux modèles tant attendus par les "Alfistes" ne les décevront pas.

Juliette Rodrigues