Le ministre de l’Intérieur favorable à une expérimentation de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires

A l’occasion du CNSR (Conseil national de la sécurité routière) qui s’est tenu le 16 juin, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est dit favorable à une expérimentation sur les routes secondaires de la limitation de vitesse à 80 km/h (au lieu de 90 km/h actuellement). Elle ne devrait cependant pas être mise en place avant 2015 car M. Cazeneuve souhaite rencontrer l’ensemble des acteurs avant de trancher, parmi lesquels 40 Millions d’automobilistes. Même si l’association est opposée à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, comme neuf automobilistes sur dix, elle se réjouit de l’ouverture du dialogue avec le ministre. « Il s’agit d’une expérimentation, pas d’une mise en place. C’est la première fois que nous entendons un ministre parler de pédagogie et de prévention alors qu’il s’agit du sens même de la sécurité routière », explique Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’automobilistes.

Le CNSR a également avancé d’autres mesures : la réforme du permis du conduire qui permettrait aux jeunes de pratiquer la conduite accompagnée dès l’âge de 15 ans (contre 16 ans aujourd’hui), le renforcement du permis probatoire sur le modèle de la Suisse ou de l’Autriche et la mise en place d’un tarif unique pour le code fixé à 30 euros pour tous et partout en France. Sur ce sujet M. Cazeneuve déplore le fait que, dans certaines régions, le prix du code dépasse 70 euros. Le CNRS encourage par ailleurs la mise en place d’une solidarité entre jeunes conducteurs défavorisés et bénévoles qui ont le permis. L’objectif est de mobiliser des bénévoles dans certains quartiers et certaines villes afin de permettre aux jeunes issus de ces milieux de pratiquer la conduite accompagnée. Les bénévoles remplaceraient les parents qui n’ont pas le permis.

Parmi les sujets qui n’ont pas été abordés, le débat sur les stupéfiants considéré comme fondamental par 40 Millions d’automobilistes. « Rien n’est encore fait face ce fléau, qui représente aujourd’hui 21 % des accidents mortels », constate M. Chasseray. (AUTOACTU.COM, ECHOS, FIGARO, PARISIEN 17/6/14)

Alexandra Frutos