Le marché russe s'est stabilisé en novembre

Selon les données de l’AEB (Association des Affaires Européennes), les ventes de véhicules légers sur le marché russe ont reculé de 1,1 % en novembre, à 229 439 unités. Sur les onze premiers mois de 2014, les ventes ont reculé de 11,6 %, à 2 220 751 unités.

Les ventes de Renault, notamment, ont augmenté de 8 % en novembre, à 19 170 unités, mais reculent de 8 % sur onze mois, à 175 268 unités. Celles de PSA Peugeot Citroën ont diminué de 38,2 % le mois dernier (à 2 944 unités), avec un repli de 39,3 % pour Peugeot (à 1 505 unités) et de 37,1 % pour Citroën (à 1 439 unités). Sur onze mois, les ventes de PSA ont diminué de 36,2 %, à 36 718 unités (- 39 % pour Peugeot et - 33 % pour Citroën).

Lada est resté numéro un sur le marché russe en novembre, avec 30 402 immatriculations (- 17 %), suivi de Kia (20 678, + 19 %), de Renault (19 170, + 8 %), de Hyundai (16 154, + 4 %), de Toyota (15 952, + 32 %), de Nissan (15 566, + 7 %), de Volkswagen (11 081, - 14 %), et de Chevrolet (10 545, - 22 %). Sur onze mois, Lada a vendu 351 992 véhicules (- 16 %), Kia 175 491 (6 4 %), Renault 175 268 (- 8 %), et Hyundai 164 396 (- 2 %).

Le marché automobile russe, en chute libre ces derniers mois en raison de la crise ukrainienne, s'est ainsi quasiment stabilisé en novembre. Les industriels parlent même de "redressement extraordinaire". Deux phénomènes ont soutenu le marché, selon l'AEB : le programme de prime à la casse lancé en septembre par le gouvernement et l'effondrement du rouble, qui a poussé les acheteurs à anticiper leurs achats de crainte de hausses de prix massives à venir.

Après avoir atteint des niveaux record, le marché russe, deuxième en Europe après l'Allemagne, a commencé à se replier au printemps 2013 mais le mouvement a tourné à la déroute avec la crise ukrainienne et l'adoption de sanctions occidentales contre Moscou.

"Dans des circonstances inhabituelles, des choses inhabituelles se produisent", a commenté Joerg Schreiber, président du comité automobile de l'AEB. "La demande des particuliers s'est montrée extraordinaire ces dernières semaines, soutenue par les subventions du gouvernement et la ruée des consommateurs pour anticiper les hausses de prix largement attendues avec le Nouvel an", a-t-il poursuivi. M. Schreiber a estimé que les perspectives pour décembre restaient "assez prometteuses". (COMMUNIQUE AEB, AFP 8/12/14)

Juliette Rodrigues