Le marché russe a baissé de 25,8 % en août

Selon les données de l’AEB (Association des Affaires Européennes), les ventes de véhicules légers sur le marché russe ont reculé de 25,8 % en août, à 172 015 unités. Sur les huit premiers mois de 2014, les ventes ont reculé de 12,1 %, à 1 582 713 unités.

Les ventes de Renault, notamment, ont baissé de 18,4 % en août, à 12 388 unités, et de 10 % sur huit mois, à 124 028 unités. Celles de PSA Peugeot Citroën ont diminué de 53,8 % le mois dernier (à 2 470 unités), avec un repli de 55,6 % pour Peugeot (à 1 238 unités) et de 51,9 % pour Citroën (à 1 232 unités). Sur huit mois, les ventes de PSA ont diminué de 33,2 %, à 28 437 unités (- 36,6 % pour Peugeot et - 29,2 % pour Citroën).

Lada est resté numéro un sur le marché russe en août, avec 26 467 immatriculations (- 32,3 %), suivi de Kia (13 644, - 19,8 %), de Hyundai (13 416, - 5,6 %), de Renault (12 388, - 18,4 %), de Toyota (12 722, - 7,7 %), de Nissan (11 061, - 4,7 %), de Volkswagen (8 604, - 33,9 %), et de Chevrolet (7 952, - 50 %). Sur huit mois, Lada a vendu 247 289 véhicules (- 18 %), Renault 124 028 (- 10 %), Kia (122 920, - 5 %) et Hyundai 117 451 (- 1 %).

Les dix modèles de voitures les plus vendus sur le marché russe en août (Lada Granta, Hyundai Solaris, Kia New Rio, Lada Largus et Renault Duster notamment) sont tous de fabrication locale, remarque l’AEB.

"Août a constitué un nouveau mois difficile pour les ventes d'automobiles, ce qui n'a surpris personne dans l'industrie", a commenté le responsable du comité automobile de l'AEB, Joerg Schreiber. M. Schreiber dit "espérer" que la chute du marché s'arrêtera grâce au programme de prime à la casse que le gouvernement vient d'annoncer. Le gouvernement compte stimuler la vente de 170 000 véhicules supplémentaires d'ici à la fin de l'année grâce à cette prime, fixée à 40 000 roubles (825 euros) pour un véhicule léger et 350 000 roubles (7 200 euros) pour les camions.

Le marché russe, dans lequel les constructeurs occidentaux ont massivement investi ces dernières années, était devenu en 2012 le deuxième en Europe après l'Allemagne. Il a commencé au printemps 2013 à se replier sur fond de ralentissement de l'économie russe mais le mouvement s'est transformé en chute libre ces derniers mois avec la crise ukrainienne. Les constructeurs occidentaux assurent toutefois vouloir renforcer leur présence locale et leur production "made in Russia" pour se protéger des fluctuations du rouble et d'éventuelles perturbations dans les échanges commerciaux. (COMMUNIQUE AEB, AFP 8/9/14)

Juliette Rodrigues