Le marché français des voitures neuves a augmenté de 15 % en juin

Avec 225 645 immatriculations en juin 2015, le marché français des voitures particulières a progressé de 15 % en données brutes et de 4,5 % à nombre de jours ouvrables comparable (22 jours, contre 20 jours en juin 2014). Sur le premier semestre, le marché s’est établi à 1 017 500 unités, en hausse de 6,1 % à nombre de jours ouvrables identique (123 jours).Le marché des véhicules utilitaires légers a augmenté de 10,5 % en juin, à 40 906 unités (+ 0,4 % à nombre de jours ouvrables comparable), et de 0,8 % sur six mois, à 192 409 unités.Avec 4 276 immatriculations le mois dernier, le marché français des véhicules industriels de plus de 5 tonnes a bondi de 36 % par rapport à juin 2014. Au premier semestre, il a augmenté de 7,7 %, à 20 817 unités.Les marques françaises ont vu leurs ventes de voitures neuves augmenter de 12,3 % le mois dernier, à 130 807 unités (+ 11,3 % pour Citroën, à 24 045 unités, + 11,6 pour DS, à 3 707 unités, + 20,4 % pour Peugeot, à 37 846 unités, + 9,9 % pour Renault, à 53 471 unités, et + 2,3 % pour Dacia, à 11 640 unités). Les marques étrangères ont enregistré une hausse de 18,9 % de leurs volumes, à 94 838 unités. Le groupe Volkswagen a progressé de 24,4 %, à 27 674 unités, le groupe Ford de 9,9 %, à 8 889 unités, FCA de 22,8 %, à 8 722 unités, le groupe BMW de 20,3 %, à 8 139 unités, Nissan de 20,1 %, à 8 114 unités, le groupe Toyota de 21,6 %, à 8 002 unités, GM de 11,7 %, à 7 599 unités, et Hyundai de 28,2 %, à 5 083 unités, tandis que Daimler a reculé de 8,7 %, à 5 670 unités.Sur le premier semestre de 2015, les ventes de voitures des constructeurs français ont progressé de 3,5 %, à 562 150 unités (- 0,5 % pour Citroën, à 107 026 unités, - 14,5 % pour DS, à 15 864 unités, + 8,1 % pour Peugeot, à 175 931 unités, + 6,8 % pour Renault, à 208 606 unités, et ? 7,5 % pour Dacia, à 54 195 unités), et celles des groupes étrangers de 9,6 %, à 455 350 unités (+ 4,6 % pour Volkswagen, + 8,9 % pour le groupe Ford, + 12,6 % pour Nissan, + 9,7 % pour Toyota, + 12,2 % pour FCA, + 23,5 % pour BMW, - 5,2 % pour GM, + 14,7 % pour Daimler et + 18,8 % pour le groupe Hyundai).La tendance à long terme semble robuste, puisque la hausse des immatriculations depuis le début de l'année s'établit à 6,1 %, a souligné le CCFA. Le président de l'organisation, Patrick Blain, a toutefois refusé de remonter sa prévision, évoquant « un tout petit peu trop d'aléas macro(économiques) en ce moment, notamment en Grèce». « Il y a apparemment de quoi remonter un peu la prévision. Nous ne le faisons pas aujourd'hui », a expliqué le dirigeant lors d'une conférence de presse.En juin, les constructeurs français détenaient 59,35 % du marché français. Mais sur six mois, même s'ils s'accaparent les dix premières places du palmarès des modèles vendus, ils ont vu leurs positions s'effriter, puisque les immatriculations de PSA et Renault n'ont crû que de 3,5 %, tandis que celles des groupes étrangers progressaient de 9,6 %. Egalement lors du premier semestre, et sur fond de débat quant à la nocivité de leurs émissions, les véhicules diesel ont confirmé leur repli, représentant 58,7 % des ventes de voitures neuves, contre 65,2 % lors de la même période de l'année précédente.Même si les volumes restent encore extrêmement faibles, les véhicules particuliers électriques ont de leur côté vu leurs immatriculations doubler dans le même temps. Sur le premier semestre de 2015, 8 032 voitures électriques neuves (0,8 % du marché) ont été mises sur les routes de France, contre 4 306 (0,4 %) pendant la même période de 2014.M. Blain a par ailleurs mis l'accent sur la hausse des immatriculations de véhicules hybrides (essence-électricité), qui représentaient 2,9 % du marché au premier semestre, contre 2,2 % un an plus tôt. (COMMUNIQUE DE PRESSE CCFA, AFP 1/7/15)

Alexandra Frutos