Le marché des importations de véhicules recule en Algérie

Les importations de véhicules en Algérie ont poursuivi leur tendance à la baisse au 1er trimestre de 2014, à 120 219 unités, en recul de 23 %, ont récemment annoncé les Douanes algériennes. La valeur des importations des principaux concessionnaires qui animent le marché algérien a atteint 125,72 milliards de dinars (1,15 milliard d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, en baisse de 15,7 %, a indiqué le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes. Après une année 2012 exceptionnelle, durant laquelle les importations de véhicules avaient dépassé les 600 000 unités, les professionnels ont prévu la poursuite en 2014 de la baisse des importations des véhicules entamée en 2013 (- 3,5 % en valeur, à et ? 8,4 % en nombre de véhicules, à 554 269 unités).

Cette baisse des importations de véhicules s'explique par une chute de la demande, qui s'ajoute à un niveau important des stocks, ainsi que par l'orientation des dépenses des ménages vers l'immobilier.

Le gouvernement algérien cherche par ailleurs à rationaliser les importations de véhicules dans le pays. Un projet de loi modifiant et complétant le décret exécutif n°07-390 du 12 décembre 2007 fixant les conditions et les modalités d'exercice de l'activité de commercialisation de véhicules automobiles neufs est en cours de préparation. Afin de rationaliser les importations des véhicules neufs, la loi de finances 2014 a introduit plusieurs mesures portant notamment sur la limitation de l'importation des véhicules aux concessionnaires automobiles, en interdisant à ces derniers d'importer pour le compte d'autres concessionnaires en dehors de leurs réseaux de distribution et en les obligeant à installer une activité industrielle ou de service dans un délai de trois ans. Cette obligation d'investissement pour les concessionnaires, s'ils se lancent dans la production de pièces de rechange et dans la sous-traitance, avantagera d'une autre façon la nouvelle usine de Renault en Algérie, dont les premiers véhicules devraient sortir en novembre. Pour rappel, le site devrait produire, dans une première étape, quelque 25 000 véhicules par an, avant de passer à 75 000 unités par an à l'horizon 2020.

Alexandra Frutos